mardi 30 mars 2010

Un père, sa fille!

Deux albums


Jacques HIGELIN né le 18 octobre 1940.

Album AMOR DOLOROSO en 2006
(Album que je trouve extra)

Paroles de J'T'AIME TELLE (Chanson dédiée à sa fille)

J't'aime telle
Telle que t'es

J't'aime telle
Tellement tu sais

Tellement tu sais si bien

D'un sourire ou d'un geste
Pleins.. de grâce

Éloigner les angoisses

De la nuit qui s'efface
Devant le jour... qui vient

J't'aime telle
J't'aime telle que t'es

J't'aime telle

Tellement tu vois

Tellement tu vois

Que même
Si mon destin m'entraîne

Souvent trop loin

Je suis toujours à toi

Relié par les antennes
De notre amour... serein

Rien ne s'oppose à ton désir
D'offrir à la vie

Toutes les chances
De s'épanouir en libérant
Les forces vives et les élans

De ton énergie flamboyante

Le rock te colle à la peau

La rage au cœur
Le diable au corps

Les ailes qui te poussent dans le dos

T'aideront à prendre ton envol
J't'aime telle

Telle que t'es

J't'aime telle
Tellement tu sais
Tellement tu sais si bien

D'un sourire ou d'un geste

Pleins.. de grâce
Apaiser mes colères

Et d'un sourire divin

Ensoleiller... mon cœur

T'as appris quelques longueurs d'avance

Sur tes devoirs d'adolescence

Et j' vois fleurir une si belle plante

Qu'à cette heure je me demande

Qu'est-ce que j'vais devenir sans elle
Le rock te colle à la peau

La rage au cœur
Le diable au corps
T'as le feu dans l'âme et les os

Ta voix est claire comme un flambeau

J't'aime telle

J't'aime telle que t'es

J't'aime telle

Tellement tu sais
Mon enfant mon amour



IZIA (Higelin) née le 24 septembre 1990.

Album éponyme en 2009
(Album qui me donne la pêche!!!)

Chanson LET ME ALONE

Petit montage musical super sympa à regarder avec des photos d'Izia au cours des années. Bon ok, c'est Petit Bateau...






Dans la famille Higelin, ça fait de la musique!!!

Il y a des familles où l'on est plus dans la bouche: cuisinier, dentiste...

Il y a des famille où l'on est prof....

Il y a des familles où l'on soigne: infirmier, médecin...

Il y a des familles où l'on est plus dans le commerce....

Et vous,
il y a un lien entre votre travail (ou vos projets) et la lignée familiale?

Comment tu trouves la musique HIGELIN?

Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 28 mars 2010

Mulot fume-t-il?

A chacune de mes grossesses, j'ai arrêté de fumer.

Puis... les enfants sont nés.


J'ai repris à la fin de l'allaitement du premier.
J'ai repris environ aux 2 ans et 1/2 du second.


Puis j'ai encore arrêté pendant un bon bout de temps...
Puis j'ai repris.


Le tabac et moi, je me demande si on peut nous séparer!
C'est physique.



Jean-Michel BASQUIAT Tabac


Et toi, t'es fumeuse?

Un peu
Modérément

Beaucoup

Combien?

Quoi?
(Là, je ne te demande que la marque de tes clopes, hein!!!!, pas de ta moquette)

Quand?



Ceci est ma légère contribution au summertime du Mulot.

Et même, tu cliques sur l'image et tu découvres les participeintres!!!



Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 27 mars 2010

On a testé CALICEO

et ce n'est pas pour nous!

Voilà quelques temps, avec deux amies,
on s'est dit qu'on allait tester les hammams de la région.

Alors pourquoi ne pas aller voir ce CALICEO dont,
semble-t-il, on a rebattu les oreilles des Lyonnais?



DONC

Pour qui aime à se prélasser et papoter au hammam traditionnel,
passez votre chemin.
C'est l'arnaque!


Mais, mais, mais...
Quand même...


Les plus:

Nous étions accompagnées de ma fille et sa copine qui se sont éclatées et ont adoré l'espace aquatique. L'eau était à bonne température pour les donzelles, elles ont testé bains bouillonnants, hydrojets, geysers... en intérieur et extérieur. Donc, cela change d'une piscine ordinaire aux bassins rectilignes, à l'eau trop "fraîche" mais... 14 euros les 2 heures, ça fait cher payé pour trempouiller!!! Le sauna est très chouette, tout paré de bois!

Les moins:

Concernant le hammam (enfin ce qu'ils disent être un hammam), c'est la déception. Ce sont deux salles qui correspondent à la "salle chaude" du hammam traditionnel dans lesquelles vous devez observer un silence ABSOLU. Oui, des affiches le rappellent.
Tiens, on ne voit pas les affiches sur la photo et ce n'est pas spécifié sur la brochure!!!
Un mauvais point pour Calicéo.
(Moi quand je vais au hammam avec les amies, c'est pour discuter... Non???)

( Les deux portes ouvrant sur les salles dites "hammam")

Donc, on chuchotait gentiment et des CHUUUUUTS insistants nous rappelaient à l'ordre.
Il n'y avait pas de salle dans laquelle on s'asperge régulièrement d'eau avec une petite écuelle, dans laquelle on s'enduit de savon noir pour ensuite passer au "frottage". Et pas de "frottage"... Niet, rien, nada.
Un mauvais point pour Calicéo.
(Moi quand je vais au hammam, c'est aussi pour avoir une peau toute douce).

Il n'y avait même pas la bonne odeur du hammam "chargée d'essences naturelles d'eucalyptus" comme dit la brochure!!!! Pffffff

L'espace aquatique est bruyant, comme l'est une piscine. Donc l'aspect détente, bof!!!!

Côté tarif: 14 € les deux heures et si tu dépasses ton forfait, tu payes!!! On sent l'exigence de turn-over et de rentabilité...


L'espace "séchage des cheveux" est à la sortie de l'établissement et non à la sortie des cabines.


La propreté des sols laisse à désirer (comme dans certaines piscines finalement, sauf que là, on paye un peu plus!!!)


Finalement!


1/ Il doit falloir y aller en semaine pour avoir moins de bruit.
2/ C'est un truc qui fait classe "à petit prix", histoire de se la péter un peu. Oui, c'est catégorisé comme un "espace de remise en forme aquatique et beauté-massages" selon la brochure.

3/ C'est davantage pour les djeuns...
4/ D'ailleurs, c'est tendance, il y a de l'aquabiking! Yeahhhh
5/ Le hammam n'en est pas!

Donc une vraie déception pour nous.


Donc la prochaine fois,
on y laisse ma fille et sa copine
et nous,
on se fait un VRAI hammam!!!


Si tu veux aller voir le site, clique donc:

CALICEO

Il y en a Dax, Lyon, Toulouse, Perpignan, Pau.

Tu as déjà essayé?
Donne-moi ton avis éclairé...



Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 26 mars 2010

Ménage toi-même!

COUP DE GUEULE
(au féminin)


Quand j'ai entendu Florence Aubenas, un matin sur France Inter,

j'ai pensé qu'il fallait le lire.

L'expérience:

Florence Aubenas troque sa casquette de journaliste pour devenir femme de ménage.
Son seul bagage avoué est un baccalauréat,
elle dit ne pas avoir travaillé pendant les vingt dernières années,

elle vient juste de se séparer.



Extraits:

L'injonction paradoxale (p73)
Un homme se présente à Pôle Emploi pour supprimer le n° de téléphone de son dossier. On lui a coupé. Il lui est rétorqué qu'il faut prendre RDV par téléphone, justement! Il peut utiliser ceux de l'agence, l'attente peut être longue pour joindre quelqu'un, parfois plusieurs heures!

Trois minutes (p91)
Temps imparti sur le ferry pour nettoyer la cabine douche/lavabo/wc.

La place des femmes dans les syndicats, années 80(p129)
Un responsable est nommé pour diriger la section des "précaires", un vrai lettré, bardé de diplômes. "Il faut un intellectuel pour représenter dignement le syndicat, disent les permanents. On ne peut quand même pas envoyer une caissière ou une femme de ménage aux réunions."

Les élections (p186)
En règle générale, la politique n'est pas un sujet considéré comme sérieux au ferry. Le jour des élections européennes, personne ou presque n'était au courant du scrutin. "On se fait avoir à chaque fois..."

Test (p202)
Des sociétés de nettoyage "recrutent" pour "tester" une éventuelle embauche. "Les périodes de test ne sont pas rémunérées chez nous. Au besoin, on vous rappellera."

Parachute doré (p208)
Toutes les familles qui touchent les allocations des cartables à la rentrée scolaire ont eu droit à la prime supplémentaire de 150 €. "...150 €, ça fait un paquet de pognon qui tombe du ciel." "Oui, c'est notre parachute doré. Nous aussi, on y a droit."

700 € (p221)
"Et vous, vous faites combien par mois?
- 250 € au ferry, une cinquantaine ici et là, presque 400 dans une seule boîte, l'Immaculée. Mais rien n'est fixe."


CDI (p267)
Marguerite m'annonce que la fille que je remplace quitte le poste. "On a pensé te proposer et soutenir ta candidature: c'est un CDI.... Les conditions sont miraculeuses pour le secteur: un contrat de 5h30 à 8 heures du matin, payées au tarif de la convention collective, 8,94€ brut de l'heure.


Parmi les règles que je m'étais fixées, il y avait celle d'arrêter cette expérience dès qu'on me proposerait un contrat de travail définitif. Je ne voulais pas bloquer un emploi réel.


Merci Madame Aubenas pour ce travail!!!


Pas besoin des statistiques pour vous rappeler que...

- Ce sont les femmes qui sont les plus précarisées.

- Ce sont les femmes qui ont l'essentiel des boulots à temps partiels.

- Ce sont les femmes qui sont les moins bien payées.


- Ce sont les femmes qui prennent en charge l'essentiel des tâches ménagères
(bon c'est vrai, parfois, elles ne veulent pas partager. Si si!!!)

- Ce sont des femmes qui font le ménage pour des sociétés
de 5h à 7h du mat puis de 19h à 21h30. (Royal quand on est maman!)

Et après?

- Après il faut être une mère parfaite: 5 fruits et légumes par jour.
(Il y a un problème de pouvoir d'achat...)

- Après il faut être à l'écoute de ton enfant pour un développement harmonieux mais te démerder pour les faire garder quand tu pars travailler.
(Il y a un problème de structures d'accueil)

- Après il faut accepter qu'un mec qui a vachement fait d'études (ou qui est bien né) gagne 476 fois ce que tu gagnes.
(Il y a un problème de décence et de respect, de considération du travail.)


- Après il faut te dire que tu bosses pour survivre.
(Il y a un problème de rémunération du travail effectué.)


- Après tu dois sacrément en avoir marre!!!
(Il y a un problème de compréhension de nos "élites" qui manient des concepts sociétaux sans les vivre.)


RAPPELS

Salaire annuel de la femme de ménage qui fait des heures:
700x12=8 400€

Salaire annuel d'une personne au smic:
1 340x12=16 080€


Salaire annuel de Zacharias:
333 333x12=4 000 000€

(Sans parler des 13 000 000 d'indemnités de départ
et
4 000 000 de retraite.....chapeau!!!
Sans jeu de mots)


Je ne suis pas contre gagner un bon paquet de fric...

Mais là, c'est indécent!


Selon l'Insee: Salaire moyen annuel des hommes en 2007: 25 745 €
Salaire moyen annuel des femmes en 2007: 20 835 €


OUI

C'est tout en vrac.

Et alors?


C'était ma page "coup de gueule" au féminin!
Pour gagner chez Océane un abonnement à Causette.

Toutes les infos en cliquant ci-dessous!



Et vous?

Des coups de gueule?


jeudi 25 mars 2010

I LOVE YOU

Quelle belle idée!

Un self portrait du jeudi dont la thématique est

LOVE


Alors en toute simplicité, un petit tour sur

La photocabine.

Et je vous souhaite une belle journée, un chouette printemps, une douce année!

Le PLEIN d'AMOUR

(Parce qu'il n'y a pas que le mois de janvier pour les vœux!!!)


Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 24 mars 2010

Yvette est vraiment chouette!

Avant d'être instit


je suis maman.

J'ai toujours savouré ces moments de lecture avec mes enfants.

Parce que les livres offrent l'opportunité de faire grandir nos enfants!


Parce que les livres offrent le bonheur de rêver avec nos enfants!


Parce que les livres offrent le langage à nos enfants!


Aujourd'hui,
je vous invite à lire ALAIN LE SAUX avec eux.



Celui-ci, je l'avais offert à mon fils pour son cinquième anniversaire.

Vous savez combien les enfants prennent nos mots au pied de la lettre.

D'où parfois leurs questions...

...et nos surprises!

Ce petit album est une merveille pour aborder avec eux
la notion de sens propre et sens figuré.


Bon, il est clair que vous n'allez pas leur faire la leçon...


L'exemple est préférable a de longs discours!


Mais quand vous dites: "Je suis crevée"...


Pour vous, il est clair que vous signifiez que vous êtes fatiguée
mais l'enfant peut l'entendre différemment.
Crevée comme un ballon de baudruche par exemple...


D'où le titre de l'album:

Maman m'a dit que son amie Yvette était vraiment chouette.


Ils comprendront très bien, avec les images de cet album,

la richesse de la langue et l'idée qu'un mot peut avoir différentes significations.


A vous de jouer et de retrouver
le sens figuré caché dans ces images:


1/

2/

3/

4/

5/

6/

7/

8/

Vous donnez votre langue au chat???

1/ Papa m'a dit que souvent je lui cassais les pieds.
2/ Maman m'a dit qu'elle adorait faire du lèche-vitrines avec ma sœur.
3/ Maman m'a dit que je devais frapper avant de rentrer dans la salle de bains car souvent papa et elle y étaient à poils.
4/ Papa dit souvent qu'il donnerait sa main à couper.
5/ Papa m'a dit que parfois il avait des fourmis au bout des doigts.
6/ Maman m'a dit que papa adorait manger des esquimaux au cinéma.
7/ Papa m'a dit que sa nouvelle voiture marchait très bien.
8/ Maman m'a dit qu'elle adorait donner des coups de téléphone à papa.


Et si votre enfant est plus jeune...
Voici un second album d'ALAIN LE SAUX



Une façon d'aborder le vocabulaire et construire le sens des mots.







Allez, bientôt les beaux jours,
on va se faire dorer la pilule et prendre des coups de soleil!!!

(Vous voyez qu'on parle souvent au sens figuré!!!)


Et si vous tentiez de me laisser un commentaire "figuré", ça serait le top!

L'expression qui vous passe par la tête!
Allez!!!
On se jette par la fenêtre!


mardi 23 mars 2010

Collectionneuse? Non...

Pas du tout...

Absolument pas!

Non, je ne collectionne pas.
Non, je ne cherche pas l'objet qui manque.
Je garde....



Je garde les flacons de Mon Chanel.



Je garde les boîtes de Cachou.


Bon,
allez d'accord,
je l'admets,
je capitule
,
je reconnais,

j'en conviens...

j'ai une PETITE collection de magnets
(dont voici un extrait)



Et celles-là, c'étaient pour vous!!!


Voilà donc PÖDANE,

la réponse à ta question du "mardi c'est permis":

ÊTES-VOUS COLLECTIONNEUSE?


La salle de bain

C'est un texte que j'ai écrit il y a quelques années...

Je cherchais une idée pour le mot du mois d'Angelita.

DOUCHE/BAIN

Et, ce texte m'est revenu à l'esprit.

Un peu remanié pour l'occasion.

(Je précise que les pudiques doivent s'abstenir de cette lecture)

Photo de Willy Ronis


LA SALLE DE BAIN

J'ai reparlé avec Marie et Paul de leur première fois. Voilà maintenant deux ans qu'ils ont consommé! Le temps a passé. Ce soir-là, nous étions tous les trois disposés à la conversation, une bouteille de vin largement entamée attendait la suivante. La chaleur du mois d'août frémissait drôlement à la lumière d'une bougie vacillante. C'était une belle soirée, douce, tranquille, légère, idéale aux bavardages. Nous avions l'aube comme seule limite et les étoiles scintillantes pétillaient à faire rêver! Royalement installés, je les taquinais doucement, curieuse des premiers gestes, des tentatives avortées, des palpitations du commencement! Les langues se déliaient avec saveur. D'une anecdote à l'autre, ils levaient le voile du secret et dans le même temps leurs yeux pépitaient de bonheur au souvenir de ces quelques jours. Des coups d'œil s'échappaient de l'un vers l'autre, acquiesçant ouvertement aux mots murmurés pudiquement ou protestant discrètement aux paroles mutines.

Je me souviens très bien de ce fameux week-end. Paul nous avait proposé une escapade dans la Drôme. Sa maman y possédait une maison suffisamment spacieuse pour y recevoir plusieurs amis. Paul en disposait à sa convenance. J’avais poliment décliné l’invitation remarquant que son regard se portait pleinement sur Marie au moment de sa déclaration. Alors même qu’il exposait son projet, je me sentis gentiment ignorée ! La requête ne me concernait pas. Inviter Marie seule eut été d’emblée trop révélateur, trop risqué. Marie aurait joué la Sainte Nitouche et il craignait un refus direct, radical, irréversible. Mais inviter Marie et sa copine maintenait les apparences de l’amitié tout en ouvrant d’autres perspectives délicieusement croustillantes… Marie afficha tout d’abord une hésitation silencieuse puis elle réclama un temps de réflexion. Elle se laissa savoureusement désirer. La coquine ! Sa décision était secrètement prise, certes, mais chut… Il fallait afficher de la retenue, de l’indécision, de l’atermoiement ! C’eut été fort inconvenant d’accepter l’invitation avec tant de célérité.

Les jours passent et tourbillonnent ! Marie se persuade que l’irascibilité qui l’a accompagnée toute cette semaine n’a aucun lien avec son empressement à fuir la grisaille lyonnaise ! Non, aucun lien avec ce bouillonnement intérieur si surprenant. Elle n’a eu qu’un seul objectif : tenir jusqu’à la fin de la semaine sans exploser! Et nous la retrouvons maintenant partie au volant de sa voiture rouge désir. La petite palpitation qu’elle ressent au cœur n’a rien à voir avec sa peur de la vitesse. Elle le sait bien, elle en profite. Non, cette fois son pied appuie sur la pédale sans hésitation ni inquiétude. Elle roule les cheveux au vent ! Un sentiment de liberté l’envahit délicieusement. Ça fait comme des frissons dans tout le corps. C’est bon. La Drôme n’a jamais été si proche de Lyon. Sa voiture n’a jamais été si rouge ! Elle arrive. Déjà ! Elle jubile. Elle fourmille.

Cette après-midi, avant qu’elle n’arrive les cheveux en bataille, c’est lui qui a préparé son lit avec application. Le lit pour Marie ! Il a choisi les draps, une parure blanche aux broderies vieillissantes, la seule qui soit acceptable, la seule qui ne soit pas totalement désuète. C’est lui qui a lissé les draps du plat de la main. Hum… Elle s’y glisserait ce soir. Il a pensé au velouté de sa peau, à la rondeur de ses fesses rebondies, à ses petits seins qui tiendraient si bien dans ses mains! Il s’est assis un moment sur la blancheur immaculée du tissu. Il a vu son corps nu de Madone s’offrir avec volupté. Il n’aura pas à parler cette fois-là, en quelques regards le désir les aura réunis. Si c’était vrai… Il a alors senti une petite érection intempestive et une culpabilité suffocante l’a envahi. Alors les lèvres serrées, il s’est relevé précipitamment. Il a pensé qu’elle ne dormirait pas dans ce lit trop étroit, que tout ce soin était futilité pour préserver les apparences, qu’ils seraient l’un contre l’autre furieusement unis dans l’autre lit, le grand, le sien, le leur. Il s’est lancé un défi. Pour une fois il aurait le geste courageux et la parole impertinente ! Alors, sûr de son fait, il a aussitôt changé les draps du grand lit. Ce soir, il sera vaillant. Grand seigneur, il déclarera sa flamme !

Finalement, la première nuit est chaste ou presque. Il est tard. Ils s’installent dans cette chambre commune et les deux tourtereaux en herbe pépient chacun sur son nid. Marie caresse les broderies, Paul imagine leur corps sous les draps du grand lit. La proximité amicale libère d’une pudeur trop contenue et offre au regard quelques points de vue affriolants. Qui fera le premier pas ? Paul a du mal à éviter les coups d’œil vers les cuisses dénudées de la belle dame assise moelleusement sur le petit lit ! Puis elle ne cesse de gigoter négligemment et un bout de sa culotte est apparu ! Le fait-elle sciemment ? Il doute, hésite, se questionne. Que penser ? Que faire ? Il ferait si bon de poser la main sur cette jambe et laisser courir à l’envie les doigts explorateurs ! Il est tard. La discussion s’étire. Elle est exténuée, dit-elle. Le travail, la semaine, les soucis, la solitude, le sommeil difficile, la route jusqu’ici… Ses yeux de biche papillonnent, sa bouche baille, est-ce de l’ennui ? Paul s’est épuisé en palabres et les silences se sont prolongés laissant place aux songes, aux rêveries, aux fantasmes. Elle veut dormir, dit-elle. La lumière s’éteint. Bonsoir. Bien sûr à force d’hésiter chacun s’en retourne à son quant-à-soi. Paul , esseulé en ce grand lit, bande à n’en plus pouvoir alors que Marie, vitement, s’endort à poings fermés !

Avec les filles, les choses ne se passent jamais comme il veut ! Elle dort belle et bien dans le petit lit et lui se perd en conjectures dans l’immense. Solitaire il repense à sa main. Et sa main imagine, imagine qu’elle a des ailes, qu’elle se glisse sous le drap du petit lit, qu'elle lisse encore, encore et encore les plis irréguliers de l’étoffe et suit les dessins de la broderie ancienne. Comme cette après-midi. Puis involontairement (oh !) cette main effrontée, audacieuse, héroïque touche du bout du doigt le genou replié de la belle endormie. Et posés l’un sur l’autre, les genoux immobiles se laissent effleurer, caresser, dorloter, contourner, chatouiller, bichonner. La main suspend ses douceurs et patiente, à l’écoute des frémissements de la chair. Le souffle régulier ne fait aucun doute, Blanche-Marie ne souffre d’aucune torture charnelle ! Alors la main imaginaire se fait impertinente et remonte doucement le creux formé par les cuisses jusqu’à la toison brune de la belle. Sa main tremble de désir. Un peu apeurée aussi. Elle se perd dans la broussaille puis caresse enfin les fesses entrevues tout à l’heure et tant désirées. Quelle extase !

N’y tenant plus, d’une autre main celle-là bien réelle, Paul s’attrape le manche et s’asticote avec désolation. Il pourrait oser, se lever, la rejoindre, il pourrait doucement lui câliner la nuque, il pourrait l’éveiller tendrement et lui susurrer sensuellement son désir… Il pourrait. Mais il demeure sous ses draps blancs. Il s’applique à apaiser avec discrétion la tension explosive que ces caresses imaginaires ont éveillée. La balade imaginaire de cette main aventureuse a exalté sa flamme qu’il est seul maintenant à pouvoir éteindre. Solitaire en son lit trop grand. Il s’interroge encore une fois, hésite à savoir comment l’entreprendre quand dans son sommeil elle émet un souffle de contentement. Comme si malgré Morphée elle avait senti ce désir intense, comme s’il l’avait rejoint dans ses songes, comme si la jouissance l’avait tout naturellement submergée, elle aussi. Ce gémissement est pour lui. A l’évidence. Il n’ose plus rien tenter, il est contenté. D’une main experte de son propre plaisir, il s'empoigne fermement et définitivement et reprend avec délectation ses va-et-vient cotonneux. Comme l’imagination apaise ! Alchimie du fantasme, sa respiration s’accélère, il croit l’entendre jouir. C’en est trop, il ne peut plus rien retenir, c’est l’explosion, l’extase, le bonheur en ses draps blancs !

Finalement… Cette première nuit campagnarde peuplée de fantasmes ne fut pas sans conséquences. Paul dormit peu et réfléchit beaucoup. Au réveil, Marie est fraîche comme la rosée, toute disposée à succomber. La journée passe « comme si », comme ça, comme s’ils étaient de vieux amis. Les corps se croisent, les mains se frôlent, les gestes s’accélèrent, les regards laissent espérer, bref le cœur y est ! Étrangement, la nuit suivante, les conditions de couchage sont réévaluées. Ces chers amis jouent le rapprochement des chairs et pépient maintenant dans le même nid. Et Marie de dire encore aujourd’hui qu’elle ignorait où cela la mènerait !

- « J’avais gardé ma culotte ! » ajoute-t-elle innocemment.

Paul, toujours respectueux (ou tortueux) ne lèvera pas encore la soutane. Encore bandant comme un diable, il en ferait bien son quatre heures. Car la promiscuité des corps attise les attraits, irradie quelques brindilles de désirs, enflamme l’un et l’autre. Quelques caresses sont esquissées, quoique légères et retenues… Elle si proche, si pure, si douce. D’une main tendue, il lui donnerait l’absolution. L’homme tient une bonne trique mais retient ses élans. Il a bien glissé ses doigts vers les seins de la « sainte » mais ceux-là, comme la veille, se sont pieusement endormis. Pour tout dire, comme une sombre inquiétude a tétanisé la Belle au bois dormant. Tout ce temps qui a passé depuis sa dernière aventure ! Tout ce temps sans douceurs, sans plaisirs, sans tendresses masculines, sans un homme à caresser, à embrasser, à prendre amoureusement contre soi. Tout ce temps à vivre sans. Tout ce temps à repousser ses envies les plus intimes, ses désirs, ses fantasmes fantastiques d’hommes uniques et magnifiques ! Saura-t-elle encore y faire ? Son sexe saura-t-il encore s’ouvrir et avoir plaisir ? C’est la peur qui l’appesantit et engourdit son envie tout à l’heure si fulgurante. Dormir, fuir, s’échapper de son corps, de sa chair, d’elle-même, de son sexe. C’est la seule issue salvatrice. Elle s’assoupit chastement et dans son sommeil ne craint plus rien. Ses paupières si lourdes l’emmènent en un songe de bonheur parfait. Paul la prend dans ses bras et cette tendresse bienveillante suffit à la contenter.

Se refusant à franchir la frêle barrière de sommeil dressée par la dame, Paul se soumet au diktat. La nuit sera un supplice. Elle si proche et si lointaine en même temps. Cette nuit, sa main pourrait vaillamment se glisser et véritablement savourer la douceur de ses fesses… Et Paul a déjà une douce chaleur qui lui parcourt l’échine… Non, Paul soupire. C’était mieux hier ! Ce soir, il n’osera pas se la toucher. Si elle s’éveillait alors qu’il se frotte la pine tout près d’elle ! De quoi aurait-il l’air ? Non, il va la laisser seule dans ce grand lit ! Ce soir il va se glisser dans les draps blancs aux broderies ancestrales. Sans bruit, il abandonne l’ingrate, la glaciale, l’intouchable Marie. Il va se mettre dans le petit lit. Comme hier, il va imaginer. Il faudra qu’il fasse ça plus finement qu’hier. Le petit lit va grincer.

Dernière journée. C’est le matin. Coup de fil inattendu. Hélas (ou tant mieux !) des amis doivent passer la journée en leur agréable compagnie. Ayant quelque éducation, il sait combien il sera délicat d’entreprendre sa rebelle en public et doit donc conclure avant l’arrivée des intrus. Crainte de se retrouver le bec dans l’eau, c’est en pleine salle de bain que les dès seront jetés. Marie s’est isolée et s’occupe à faire sa toilette. En une pudibonderie feinte et d’apparat, elle laisse malencontreusement la porte des bains ouverte. Paul, comprenant son bonheur, retrouve ses ardeurs, oublie sa pudeur, pénètre avec fureur et accomplie son labeur.

Enfin.

Ah…. La bonne heure !


Et vous... la salle de bain...

ça vous fait du bien???


Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 22 mars 2010

T'as peur?

Dites-moi...

Vous avez quelques petites peurs
bien ancrées, bien tenaces?

De celles qui vous font sortir d'une pièce ou monter sur une chaise?

Lorsque je bossais avec de jeunes ados, nés en ville, ne fréquentant que la ville, j'étais surprise d'entendre leurs cris perçants quand une minuscule bébête croisait leur route. Une araignée riquiqui par exemple.

Pourtant on dit: "Araignée du soir, espoir"...

Je vous assure que je ne suis pas fan des serpents mais...
si on ne craint rien, je peux bien le toucher.



Par contre, petites souris et petits rats ne me font pas peur.


Quant aux scorpions, ma première rencontre a tourné à l'assassinat.
C'est robuste ces bêtes-là et ça ne me plaît pas du tout!!!

Bouhhhh


Et toi? Araignées, serpents, souris...

Tu fuis?
Tu affrontes avec bravoure?

Tu es sélective dans tes phobies ou tout y passe?



Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 20 mars 2010

Des amours...

Et si l'amour était un arbre?


Amour exotique



Amour narcissique



Amour solitaire



Amour tortueux



Amour fragile



Amour mimétique



Amour maternel
(maman comprendra)



Amour sans issue



Amour inconditionnel


Amour éternel



Amour foisonnant



Amour ancestral
Oui, j'aime le châtaigner quand il se pare de ses couleurs automnales.
Puis je suis née en Ardèche...



Quand Bérangère m'a taguée sur ce thème,
je reconnais être restée coite!


Et si l'amour était un arbre?
Quel arbre représente vos amours?


Arrrrrgh
Quelles questions!!!

Bérangère a choisi le figuier.

Je n'en choisis aucun ou je les choisis tous.

Pffff
J'ai cherché des images d'arbre dans mes photos.
Car un seul arbre ne suffit pas.
L'amour pouvant revêtir diverses formes.
Certaines images parlent de moi, d'autres du concept même.

S'agissant d'un tag,
voici les nominées,
les chanceuses, les heureuses, les amoureuses!!!

MARIE PIERRE

MYLISE

ZAZA

ALICE

ÖTLI

CHOUYO

NANE


Si cela leur parle évidement...
Et toutes celles qui le souhaitent....
Prévenez-moi, que je vienne vous lire.



Et vous, quel arbre parle à votre cœur?