mardi 14 février 2012

S'inspirer de photographies de KENNA

J'aime beaucoup les photographies N&B de Michael KENNA. J'avais envie, pour clore mon projet MAISON avec ma classe de m'inspirer de ses images. Alors j'ai choisi deux photographies éloignées de l'univers quotidien de mes élèves, deux photographies très urbaines (voir plus bas). 




Les deux photographies de Michael KENNA:

Michael KENNA Mary Poppins over Midtown, New York, 2006


Michael KENNA, Brooklyn Bridge, Study 2, New York, 2006





UNE SÉANCE DE LANGAGE ET DE RECHERCHES

 Nous nous sommes mis au coin regroupement, les élèves tous assis sur les bancs, les photographies, la peinture, les feuilles à leurs pieds. Face aux deux photographies, ils ont dit plein de choses, plein plein, et je souhaitais retenir certaines pour passer à la réalisation. En vrac: l'eau, la ligne d'horizon et ses reflets sur l'eau, le noir, le blanc, les gris, la nuit, la lune, les fenêtres éteintes ou éclairées, les immeubles collés les uns aux autres.


Puis nous avons recherché comment peindre. Comment faire l'eau avec ce qu'on a, comment faire les immeubles, les fenêtres...?  Ceux qui avaient des idées venaient les réaliser. 

Peindre l'eau


Peindre les immeubles

Après cette séance commune, nous sommes passés à la réalisation par groupe. 

1/ L'eau



2/ Les immeubles collés les uns aux autres




3/ Le ciel: on a tourné la feuille pour que ce soit plus aisé pour les élèves.




4/ La ligne horizontale



5/ Les fenêtres, la lune (au pinceau) et les étoiles (au coton tige)



En détails




Et enfin, l'affichage:





Vous pouvez retrouver plein de choses de l'école ICI.



lundi 13 février 2012

Risibles amours


Milan KUNDERA
Risibles amours



Quatrième de couverture:

"Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu'il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n'as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ?" Son frère se taisait, et Edouard poursuivit : "Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-même fou. C'est exactement la même chose avec le monde qui nous entoure. Si tu t'obstinais à lui dire la vérité en face, ça voudrait dire que tu le prends au sérieux. Et prendre au sérieux quelque chose d'aussi peu sérieux, c'est perdre soi-même tout son sérieux. Moi, je dois mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-même fou."

Ma lecture:

J'avais déjà lu ces nouvelles il y a suffisamment longtemps pour les avoir oubliées. Je devais avoir une vingtaine d'années.  Dès que j'ai commencé à lire, dès la 1ère nouvelle, j'ai pensé au garçon de café de Sartre (merci à ma prof de philo de Terminale), à l'existentialisme (même si je ne suis pas du tout experte en philo!!!!). Bref.

Le texte est composé de sept nouvelles. Toutes pour moi n'ont pas la même saveur, j'ai préféré certaines mais toutes posent des questions autour du mensonge (à soi, aux autres), du jeu de dupe (envers soi, envers les autres), etc.... Des questionnements très intéressants car qu'est-ce que la sincérité, l'honnêteté? Qu'est-ce que le mensonge? Quel(s) rôle(s) joue-t-on en société, adapte-t-on ce rôle en fonction des personnes rencontrées?  

Parmi les histoires:


Personne ne va rire: Comment un jour, par manque de courage, de franchise, ou par jeu (allez savoir?) un professeur voit sa vie (ses projets, ses amours, ses espoirs) brisée. Un simple refus (ou plutôt un refus qui ne dit pas son nom) face à un homme qui venait vers lui chercher un soutien éditorial transforme jour après jour sa place dans la société, transforme sa relation amoureuse, transforme ce qu'il projetait. On assiste à la chute du narrateur. Il faut ajouter que la situation prend place dans un pays "communiste".

Le jeu de l'auto-stop: Un couple part en vacances. Elle est plutôt timide, rougissante, réservée, il s'en amuse. Mais après une "pause-pipi", alors qu'il est au volant, qu'il l'attend, elle le rejoint, monte dans la voiture... Et s'installe alors un jeu entre eux. Elle joue le rôle de l'auto-stoppeuse. Un autre dialogue se glisse, il ne la connaissait pas ainsi, femme "libérée", femme prête à l'accompagner à l'hôtel, à coucher avec cet homme "inconnu"? Jusqu'où peut-elle jouer ce rôle? Quand le jeu va-t-il s'arrêter? Qui voudra le stopper?


Je vous souhaite bonne lecture!




Pour retrouver tous mes bouquins: ICI
Ma participation aux lundis chez Zaza.




vendredi 10 février 2012

Cedar Lake Contempory Ballet

Après OCTOPUS de Philippe Découflé et VAMOS AL TIROTEO de Rafaela Carrasco, je suis allée voir mon 3ème spectacle de danse de l'année. Quelle bonne idée d'avoir pris un abonnement à la Maison de la Danse!!!!!

Photo prise sur le net


Cette fois-ci, j'ai découvert CEDAR LAKE: Trois chorégraphies différentes. J'ai beaucoup aimé la première: VIOLET KID. Il se trouve que cette fois-ci j'y suis allée avec ma fille. Elle a également apprécié cette ambiance quasi-chaotique, sombre, elle a été sensible face à ces corps parfois pris de soubresauts, de tressaillements, des corps qui se déplacent presque comme des insectes de l'ombre.

Voici quelques extraits (au cas où vous seriez curieux...):

Violet Kid clip (1min 40sec) from Dave Rogge on Vimeo.




Pour le clic clac chez CricriS
Un petit bonheur pour Euréka.

Passez une belle journée!!!
Et YOUPI, c'est les vacances.

jeudi 9 février 2012

En un monde parfait


LAURA KASISCHKE
En un monde parfait

Quatrième de couverture:

Lorsque Jiselle, hôtesse de l’air, rencontre le beau pilote Mark Dorn, veuf et père de trois enfants, cela ressemble au début d’un conte de fées. Le passé compliqué de Jiselle, ses sentiments confus envers son père et son désir de plaire la poussent dans les bras de Mark. Il l’épouse, lui permettant de démissionner et d’oublier les mille tracasseries quotidiennes de son travail (accrues depuis l’apparition de la grippe de Phoenix qui rendait les passagers plus nerveux et les allers-retours continuels plus complexes). Au bout de quelques semaines, Jiselle se retrouve dans une ville inconnue : elle emménage dans le chalet de Mark et commence une nouvelle vie avec trois beaux-enfants à sa charge. Alors qu’elle s’évertue à gagner leur amour et à trouver sa place en tant que mère au foyer, Jiselle s’interroge sur la sincérité des sentiments de Mark à son égard. Elle s’inquiète des raisons pour lesquelles il l’a épousée et se demande s’il ne la considère pas plus comme une simple nounou que comme sa femme. En quelques mois, sa vie prend un tour dramatique. Jiselle a de plus en plus l’impression que les filles de Mark, avec lesquelles elle se trouve seule la plupart du temps, leur père étant souvent retenu en Allemagne, la détestent. La grippe de Phoenix, d’abord circonscrite à un périmètre maîtrisable, se transforme en épidémie et son quotidien devient une question de survie. Alors que les événements s’accélèrent autour d’elle, la vie que Jiselle pensait avoir choisie se trouve bouleversée. En effet, tandis que la mystérieuse maladie se répand rapidement à travers le pays, elle commence à se rendre compte que son mariage, ses beaux-enfants et leur monde parfait courent un terrible danger… Mais Jiselle s’endurcit et reprend confiance enelle grâce à la tendre relation qu’elle parvient finalement à construire avec les enfants de Mark. Rassurée, elle se découvre une force intérieure qui lui donne la stature d’une véritable héroïne alors même que le monde semble s’écrouler autour d’elle.


Ma lecture:

Alors qu'à l'accoutumée je suis emballée par les romans de Kasischke (notamment "Rêves de garçons" ou "La couronne verte"), cette fois-ci je suis réservée. Certes, on retrouve l'ambiance habituelle et l'écriture de l'auteur mais avec moins d'intensité et moins d'inquiétude latente. Le personnage de Jiselle gagne en profondeur au fil des pages, les relations entre les personnages se transforment, Jiselle se révèle être une femme combative, sensée, déterminée dans ce monde bouleversé par la progression de la maladie, dans cette famille touchée par l'absence du père. Mais je ne serai pas marquée par cette lecture.
Puis, c'est vrai, je ne suis pas convaincue par la fin du livre qui s'effiloche. Bref, une petit déception. 


Retrouvez tous les livres ICI.

Belle journée!!!


mercredi 8 février 2012

mardi 7 février 2012

Paysage d'hiver

Sortez bonnets et cache-nez
Venez vous balader


Pour Lali et la photo du mois.
 Pour la semaine photo chez Magda


Dans la cour de l'école, l'ambiance était à la neige...

 BONNE JOURNEE ! ! !

lundi 6 février 2012

Les parents dans l'école

Jeudi dernier, les parents (je devrais dire "mamans" d'élèves) ont organisé une matinée "crêpes" dans notre école, dans chaque classe. Ce fut une excellente idée: tout le monde s'est régalé!



Pour les lundis chez Zaza.

Bonne journée les gourmands!


vendredi 3 février 2012

Rotluff en classe

Nous continuons notre exploration des œuvres artistiques autour du thème de la maison. Après Klee que vous avez pu voir ICI, nous avons abordé une peinture de Rotluff. 


 Voici la reproduction:

Rotluff, Maisons la nuit


Comme à chaque exploration, nous prenons le temps d'explorer les formes, les couleurs, les évocations. Bref, c'est non seulement un temps d'observation mais aussi de langage. Mes élèves de moyenne section ont bien vu qu'il s'agissait de maisons la nuit (les fenêtres sont éclairées, le ciel est sombre), ils ont noté la présence d'une route, d'un mur, etc...


Et maintenant, les petites mains à l’œuvre: 

la route
le mur
les maisons



le ciel




les bords en noir




 les fenêtres




Les élèves ont appris à utiliser un pinceau plat.

Et puis, ce ne fut pas toujours facile de repérer où placer les fenêtres noires ou jaunes!!!





Pour retrouver les petites choses de l'école, cliquez ici.




jeudi 2 février 2012

La Compagnie des menteurs


KAREN MAITLAND
La Compagnie des menteurs



Quatrième de couverture:

1348. La peste s’abat sur l’Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l’anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grand des hasards essaie de gagner le Nord, afin d’échapper à la contagion. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble.
Bientôt, l’un d’eux est retrouvé pendu, puis un autre noyé, un troisième démembré… Seraient-ils la proie d’un tueur plus impitoyable encore que l’épidémie ? Et si celui-ci se trouvait parmi eux ?
Toutes les apparences ne vont pas tarder à s’avérer trompeuses et, avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d’une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l’énigme avant qu’il ne soit trop tard.


Ma lecture:

Nous sommes neuf: deux musiciens italiens Rodrigo et le jeune Jofre, Plaisance la guérisseuse, Zophiel le magicien, un Camelot (vendeur ambulant de reliques), Osmond le peintre et sa femme Adela enceinte, Narigorm une enfant aux cheveux blancs qui lit les runes et Cygnus. Nous sommes neuf à fuir la pestilence et gagner le Nord de l'Angleterre, neuf à voyager sous la pluie et dans le froid, la faim au ventre, neuf à survivre dans cette atmosphère étrange.  Chacun de nous fuit bien plus que la maladie qui s'abat sur le pays, chacun de nous a un secret qui sera, à un moment de notre route, révélé. La mort se rencontrera au détour d'un chemin et nous ne survivrons pas tous. 

Le voyage, les étapes dans les villages ou les auberges, les veillées autour du feu, seront l'occasion pour chacun de se raconter, se révéler ou mêler au récit personnel quelque chose qui s'apparente davantage à la légende. Une ambiance sombre, un récit parsemé de croyances et de superstitions, une écriture soignée, on accepte sans difficulté quelques longueurs. Bref, un beau moment de lecture!


Juste une citation:

P80: "L'art c'est de vendre à quelqu'un ce en quoi il croit, car c'est ainsi qu'on lui donne espoir. Et l'espoir est toujours authentique. C'est seulement la chose en laquelle on le place qui peut se révéler fausse."


Toutes mes lectures: ICI

BONNE JOURNEE !