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lundi 28 avril 2014

Branches en fleurs en maternelle

Travaillant actuellement autour de l'Asie, j'ai sensiblement repris une idée précédemment réalisée en 2012 (ICI) sur un support différent.Voici le rendu avant de vous montrer étape par étape la réalisation. 



Comme devant l'école, un prunus était en fleur...


 Les élèves ont également découvert des reproductions:




Avant de commencer ce travail, je me suis demandée si nous utiliserions de l'encre ou de la peinture. Dans ces moments où je ne sais pas, je fais différents essais en classe avec mes élèves. Une première fois, nous avons testé la peinture et la fois suivante l'encre. Pour ce travail nous avons coupé des feuilles Canson de format A2 en deux.



Finalement, nous avons abandonné l'encre pour ce travail (mais pas pour longtemps car après ces branches en fleurs, nous nous sommes lancés dans un travail de fleurs, à l'encre). 


REALISATION:

 

Le petit truc pour les petites branches est de leur expliquer qu'avec le pinceau, ils avancent dans la grosse branche puis sortent: "tu avances et tu sors", "tu avances et tu sors". Toujours dans le même sens.


Ensuite les enfants posent des fleurs blanches. 
C'est ce que nous avions fait lors de la séance en grand groupe.
Puis ils ajoutent une touche de peinture rouge.



Voilà, c'est terminé!



Bonne semaine à vous!


jeudi 24 avril 2014

Jouer à l'eau

Dans ma classe, chaque jour, il y a des élèves qui jouent à l'eau. Au moment de l'accueil ou en seconde partie de matinée selon les activités de chacun ou encore durant l'après-midi: transvaser, remplir, vider, frotter, nettoyer... Ils adorent! C'est un moment où ils sont extrêmement concentrés!







lundi 21 avril 2014

Colza dans la Dombes

Il y a quelques jours, avec trois amis photographes d'Image Contact, nous sommes allés balader dans la Dombes. Quelques champs de colza et nous voilà arrêtés en bord de route pour quelques images citronnées. Plus loin, nous marcherons dans un étang vide au sol tout craquelé.

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Pour Nikit@


samedi 19 avril 2014

Belle de jour



Belle de jour
Joseph Kessel

Quatrième de couverture:

«Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.»
Joseph Kessel.

Ma lecture: 

Comment dire? Je me suis ennuyée pendant cette lecture... Terriblement ennuyée. 
Séverine fait partie de la bourgeoisie. Son mari, médecin, pourvoit aux besoins du ménage et elle semble passer son temps entre les essayages chez la couturière, papotages avec son amie, soirée au théâtre, etc... Un jour, on lui rapporte la mésaventure d'une connaissance qui se prostituait. Quelle honte pour une femme de son rang! Séverine se sent attirée par cette histoire et pousse un jour la porte de Madame Anaïs. Bien sûr, un jour, un ami de son mari entre et la reconnaît. Elle craint alors le pire...

L'auteur effectivement appuie sur le fait que Séverine ne peut faire autrement que de pousser la porte de cette maison mais est-ce vraiment des pulsions sexuelles intenses (une "exigence implacable des sens" dont parle l'auteur dans la préface) qui  font qu'elle va se prostituer? 

Elle aime son mari (dit-elle) mais s'ennuie terriblement avec lui. Chacun a sa chambre et il vient parfois partager la nuit avec elle. Bref, il ne la satisfait pas sexuellement et en même temps, pas certain qu'elle le satisfasse. Cette relation de couple est étrange, elle joue la petite fille et son mari semble la considérer comme telle. Elle dit l'aimer mais sa définition de l'amour est puérile.
Le prologue semble sous-entendre que Séverine est sous l'emprise d'un désir de prostitution en raison d'attouchements dans l'enfance. Pourquoi pas? Cependant, il est clair que le raisonnement inverse est faux.

Mon sentiment à l'issue de cette lecture est qu'en fait cette femme s'ennuie, s'ennuie, s'ennuie (et du coup m'a terriblement ennuyée aussi) et qu'elle n'a rien trouvé pour mettre un peu de piment dans son univers. Elle ne s'intéresse qu'à des futilités et il lui semble vivre un peu plus avec cette expérience au risque de tout perdre.


Pour la lecture du weekend chez Virginie.

lundi 14 avril 2014

La DOUA

La DOUA est un quartier universitaire et étudiant de Villeurbanne. Nous y sommes allés un dimanche matin dans l'espoir de faire quelques images intéressantes des bâtiments et du lieu comme nous l'avions fait dernièrement pour LA CONFLUENCE à Lyon. Je suis moyennement satisfaite mais c'est normal. Photographier des bâtiments est difficile, trouver le bon cadrage, le meilleur point de vue. Et plus le temps passe, plus je deviens exigeante. J'y étais allée en 2012: ICI et ICI.


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Enfin voici deux versions de la même photo:
Préférez-vous en couleur ou N&B?


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J'étais avec mes amis d'Image Contact dont voici le lien du blog: ICI


Bonne semaine à vous!


samedi 12 avril 2014

En finir avec Eddy Bellegueule



Édouard Louis
En finir avec Eddy Bellegueule


Quatrième de couverture:

"Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici". En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

Ma lecture:

   Édouard Louis ne s'appelait pas ainsi avant. Avant il était Eddy Bellegueule et dans son roman, il livre son enfance, son éducation, sa famille et ses blessures. Son roman est comme une plongée dans un monde qu'on ne connaît pas (ou si peu), que parfois on frôle sans jamais y pénétrer parce qu'à la fois trop proche et trop loin de nous. Ce qui m'a particulièrement intéressée dans ce livre, c'est le poids des déterminismes sociaux, ce poids qui fait qu'aujourd'hui on naît dans un milieu socio-culturel et qu'il y a de fortes probabilités pour qu'on n'en sorte pas voire même qu'on régresse dans l'échelle sociale. Et également la terrible question de l'école qui ne joue plus son rôle d’ascenseur social comme elle pouvait le faire il y a plus de trente ans. Aujourd'hui les personnes comme Édouard Louis sont l'exception rarissime qui confirme la règle. Je retiens notamment l'épisode dans lequel il parle de sa sœur qui aurait aimé être professeur d'Espagnol puis au vu de ses résultats trop moyens en collège et un conseiller d'orientation qui déconseille... et la voilà apprentie pour devenir vendeuse. Le déterminisme social aura été plus fort. Mais l'école a-t-elle encore les moyens de combattre la misère sociale et la désespérance qu'elle bâtit?
  
   L'alcoolisme, la pauvreté, le manque de soin corporel, les films ou revues pornographiques, la télévision, la virilité exacerbée, l'absentéisme scolaire, le racisme, l'homophobie, les injures et les humiliations, rien n'est épargné au lecteur.  Comment le jeune Eddy qui a des "manières" et une voix plutôt féminine va-t-il vivre sa différence? Parviendra-t-il à être le petit garçon viril qu'on attend qu'il soit? Quel est ce chemin singulier qui finalement conduira ce jeune homme à entrer à l'ENS?





Un lien également ICI


Une lecture pour le rdv chez Virginie


lundi 7 avril 2014

Carnaval

A l'école, nous faisons une matinée Carnaval. Notre matinée se déroule ainsi: environ 30 à 45 minutes dans sa classe pour photographier les enfants, un temps dans la salle de motricité pour un défilé afin de montrer son déguisement aux copains, une lecture d'un album au rétro-projecteur, une farandole dans la cour de récréation.

Cette année, j'avais apporté un tissu noir pour faire un fond uniforme et j'ai photographié les enfants l'un après l'autre. 40 minutes c'est un peu court pour une classe entière!!! Ils sont tous heureux de montrer leur déguisement. Dans la classe, j'avais bien sûr beaucoup de princesses très élégantes mais aussi Zorro, un policier, un shérif, un pompier, un cow-boy, Buzz l'éclair, Spiderman, un pirate, une fée clochette et des personnages dont je ne connais pas le nom (car j'avoue ne pas suivre les dessins animés actuels).

Grand merci aux mamans qui ont accepté que je mette ces photographies sur mon blog!!!

 







Bonne semaine à vous!

samedi 5 avril 2014

Dr. DMAT, tome 1



Dr. DMAT, tome 1
Hiroshi Takano et Akio Kikuchi

Quatrième de couverture:

Médecin généraliste, Yakumo Hibiki se voit affecté à la DMAT : la Disaster Medical Assistance Team, une unité de "super-urgentistes" aux méthodes exceptionnelles. Uniquement appelés à agir dans des conditions extrêmes, ses membres doivent réagir vite et savoir toujours garder leur sang-froid face aux accidents. Plongé dans cette cruelle réalité dont il ne soupçonnait pas l'existence, Hibiki va devoir affronter ses doutes et ses peurs, car à la moindre hésitation, c'est la mort des victimes en sursis...

Pourquoi ce manga?

Grâce à l'opération Masse Critique organisée par le site Babelio, régulièrement les blogueurs peuvent recevoir un livre en échange d'une critique sur leur blog. C'est une initiative réjouissante à laquelle je participe régulièrement avec plaisir. 
J'ai choisi ce livre pour deux raisons:
- La première est que je n'avais jamais lu de manga. Je voulais découvrir. De plus, dans ma classe de moyenne section, en ce moment, je travaille autour du thème de l'Asie et plus particulièrement le Japon. Ce manga s'imposait! Ce sera l'occasion pour moi de leur montrer un manga.
- La seconde est que mon fils est médecin pompier depuis quelques semaines et prépare assidument le concours de 6ème année. Son espoir serait d'être suffisamment bien classé pour se spécialiser en anesthésie réa. Urgentiste l'intéresse également. Fin mai, trois jours de concours pour déterminer le reste de sa carrière!!!

Ma lecture:

Habiki Yakumo est un médecin généraliste qui intègre une équipe de spécialistes des soins sur le terrain, la DMAT: Disaster Medical Assistance Team. Ce n'est pas vraiment un choix de sa part, son supérieur lui a imposé cette fonction. Il craint de ne pas être à la hauteur. Son histoire personnelle le fragilise et les situations d'urgence éveillent de tristes souvenirs. Il est généraliste et non urgentiste. Cependant lors des deux interventions (un accident de la route et un incendie) il va s'avérer être professionnel: analyse fine des symptômes et maîtrise des techniques de médecine d'urgence avec les outils à sa disposition.

Au fil des pages et selon les cas d'urgence rencontrés, des précisions médicales et techniques sont apportées. J'ai bien aimé. 

Le classement des personnes blessées en fonctions de leurs symptômes et de la gravité des blessures: pour la catégorie rouge, le traitement doit être immédiat car le pronostic vital est engagé.



Les brûlures par inhalation:



J'ai apprécié le graphisme du dessin ainsi que la mise en page (et me suis très vite faite au sens de lecture!)


Au final, j'ai regretté que la lecture soit si rapide. J'ai l'habitude de lire des romans qui prennent un peu plus de temps!!! Du coup je suis prête pour lire la suite car j'ai pris plaisir à lire ce premier tome!

Bonne lecture à vous!

Vous pouvez retrouver ce manga sur Babelio:

tous les livres sur Babelio.com



Une lecture du weekend Virginie.



mercredi 2 avril 2014

Formes géométriques MATERNELLE

Dans ma classe j'ai différents jeux qui permettent de travailler avec et autour des formes géométriques (les blocs logiques dont je fais peu d'usage, les tangrams, un jeu de reproduction de dessins composés de formes géométriques magnétiques, etc...). 

Voici ce que je suis en train d'expérimenter, et qui intéresse vivement les élèves:

Première étape:

Avec 5 formes simples que j'ai reproduites en double, un jeu de mémorisation au tableau.

Avant de commencer, je montre le matériel aux élèves. Qu'est-ce que c'est? On nomme les formes géométriques. Puis, j'explique aux élèves que je vais mettre au tableau 3 formes géométriques puis ensuite que je vais les cacher avec une feuille. ("Attention il faudra fermer les yeux pendant que je les pose sur le tableau!!!") Parmi les 5 formes, il faudra alors choisir celles qui sont à retenir et les placer dans le bon ordre sur le tableau. Prêt? 


Je pose, je cache (ils ont les yeux fermés) 
puis je ne leur laisse que quelques secondes pour mémoriser la suite de formes:


 Qui veut venir au tableau?
Un élève propose:


Quand les élèves ont compris, on peut aller au-delà de 3 figures puis surtout, faire exprès de laisser du temps entre le moment où l'on montre la suite de formes et le moment où un élève vient au tableau. Je leur explique que je fais exprès de leur parler d'autre chose pour les distraire et ainsi qu'ils oublient comment sont rangées les formes!!!

J'espère ainsi développer leur vocabulaire et leur mémorisation des formes particulières.




Deuxième étape:

Les enfants sont tous assis au coin regroupement. Ils sont calmes et attentifs. Je leur explique que je vais dessiner quelque chose au tableau puis ensuite le cacher et qu'il faudra qu'un élève vienne refaire le dessin. Lorsque je dessine la figure, je vais lentement. Par exemple pour la figure ci-dessous, je vais dessiner le carré puis je montre les deux angles opposés et ensuite je trace la diagonale enfin je montre les deux autres angles et je trace la seconde diagonale. Puis je cache.

Vous avez bien regardé?
Qui veut venir au tableau?




Maintenant qu'ils ont bien compris, nous sommes toujours au coin regroupement mais je distribue 7 ardoises blanches.



Ensuite, je complexifie les figures en prenant toujours soin de décomposer mon tracé au tableau.

Ainsi lorsque je veux trouver un point qui est au milieu d'un côté, je montre le côté en question du début à la fin et je reviens en son milieu et je marque un petit point. Je le fais sans parler. C'est ensuite, lorsqu'ils auront tracé leur figure que je leur demanderai "Pourquoi j'ai fait ce geste-là?" Et forcément, il y a un ou plusieurs élèves qui ont compris que je cherchais le milieu. 



A chaque fois, on fait le point sur ce qui va ou ne va pas.



Progressivement, ils améliorent le repérage des points importants: les figures, les angles, le milieu... Comme je suis en train de faire ce travail (sur plusieurs semaines), je n'ai pas encore testé toutes les figures présentées plus bas.







Dans la classe, il y a toujours une table sur laquelle je laisse "des choses à faire" quand on a fini le travail prévu. Cela change au fil des semaines: il peut y avoir des albums, souvent des ardoises avec des graphismes à reproduire, des mots de la classe à réécrire ou des formes géométriques... C'est une table où l'on réinvestit ce qu'on a déjà vu. 





Parallèlement:

Reproduire des figures avec des formes.
Les modèles sont découpés et plastifiés.





Découpage:



EN MOTRICITÉ










Je complète cet ancien billet du blog avec de nouveaux documents qui sont téléchargeables.
(voir lien au bas de l'article)









TOUS CES DOCUMENTS SONT TÉLÉCHARGEABLES ICI

DES IDEES EN ARTS VISUELS ICI