lundi 5 mai 2014

Photo en maison de retraite

C'est en juillet 2012 que je commençai un projet photo dans une maison de retraite de ma petite ville. Depuis cette date, j'y suis retournée une vingtaine de fois. Je n'aurais jamais pensé que cela se prolonge sur deux années! Je vous en avais parlé succinctement ICI et ICI.

Depuis juillet 2012, régulièrement, je me rends à la maison de retraite et je photographie les résidents lors des animations proposées: chorale, loto, bricolage, épluchage de légumes, gym, tricot, anniversaires, massage des mains, etc....

Voici l'une des toutes premières photos faite lors de la toute première séance!
Il s'agissait d'une animation chorale comme vous pouvez le constater.



Si vous me suivez régulièrement et/ou que vous avez lu les articles que j'ai mis en lien ci-dessus, vous savez que j'ai exposé quelques photographies de ce travail photographique à l'office du tourisme de ma petite ville. J'ai été ravie des retours. Nombreux, enthousiastes, émouvants. 

Cependant une personne semble avoir été trop violentée par les photos, elle a d'ailleurs pris la peine d'écrire un mot virulent dans le livre d'or. C'est le seul. Il se trouve que je l'ai rencontrée lorsque je suis allée décrocher mes photos: elle n'a pas su m'expliquer vraiment son indignation.

Finalement, j'aime lorsqu'on ne demeure pas indifférent aux photographies, j'aime qu'elles fassent parler, qu'elles interrogent, etc... C'est un peu comme lorsqu'on va au ciné, il y a des films qui distraient, d'autres qui  questionnent, d'autres qui dénoncent, et d'autres encore qui amusent, etc... En photographie, c'est un peu la même chose!


Bonne journée à vous!!!!



samedi 3 mai 2014

La ballade de Lila k


BLANDINE LE CALLET
La ballade de Lila K

Quatrième de couverture:

Une jeune femme, Lila K., fragile et volontaire, raconte son histoire. Un jour, des hommes en noir l'ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l'a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère, recouvrer sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d'un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres n'ont plus droit de cité…


Ma lecture:

Après "Une pièce montée" que j'avais bien aimé pour ses descriptions piquantes durant un mariage, j'avoue être restée sur ma faim à la lecture de ce second roman de Blandine Le Callet.

Très rapidement on comprend que Lila a été enlevée à sa mère et que des maltraitances ont eu lieu. Lila vit alors dans un centre et refuse tout contact avec ses pairs, de même elle ne supporte pas les contacts physiques avec qui que ce soit. Douée d'une intelligence hors du commun, elle apprend facilement et est promise à un bel avenir qu'elle refuse catégoriquement. Sa seule obsession est de retrouver sa mère et par la même occasion son histoire personnelle dont elle n'a aucun souvenir.

Lila vit dans une société ultra-sécurisée, elle en est prisonnière. Il existe une "zone" dans laquelle les conditions de vie semblent terribles mais n'ayant que le point de vue de Lila (puis qu'elle est la narratrice et qu'elle n'y vit pas), nous n'en connaîtrons pas grand chose hormis l'enfer vécu par sa mère. 

Finalement, en quoi suis-je restée un peu en dehors de ce livre?
- Pourquoi avoir doté Lila d'une intelligence si développée si elle n'a aucun intérêt dans l'histoire? Cela n'apporte rien. Elle apprend beaucoup mais en quoi cela a un impact sur sa destinée? 
- Le monde hyper contrôlé imaginé par l'auteur: des caméras, des analyses d'urine, des ordis surveillés, des grossesses interrompues, les livres interdits et censurés, la jouissance programmée, et même la vie des chats règlementée, etc... C'est comme si l'auteur avait listé un ensemble d'éléments significatifs d'une société totalitaire, les plus évidents qu'on connaisse actuellement, qu'elle les avait égrenés dans son roman mais sans aller plus loin. Il y a quelques "robots" assignés à des taches de surveillance par exemple pour ajouter une touche futuriste.


Un livre qui peut cependant vous intéresser (les critiques ont été élogieuses) mais un livre qui pour moi est resté trop à la surface des choses concernant la description et l'immersion dans ce monde futuriste. 



Pour Virginie et sa lecture du samedi.

 
 

jeudi 1 mai 2014

Mon tout nouveau tee shirt

Je viens de le recevoir et quelques jours plus tard, me voilà partie à l'école vêtue de mon tout nouveau tee-shirt. Les collègues ont aimé! Je l'ai commandé en taille M et il va parfaitement. Il est bien coupé.



Il s'agit d'un tee-shirt personnalisable commandé sur le site TUNETOO. Sur ce site, vous trouverez pléthore d'objets ou vêtements personnalisables avec des motifs et dessins proposés, personnalisables avec des textes de votre invention (plusieurs typographies différentes sont offertes)  ou bien avec vos propres images et photographies. Voici le lien direct vers les tee-shirts. Vous pouvez également, si vous avez l'âme entreprenante, créer votre boutique en ligne. 



Si vous êtes curieuse d'en découvrir d'autres, vous pouvez également voir ces tee-shirts personnalisables sur les blogs suivants:


Je vous souhaite une agréable journée!

lundi 28 avril 2014

Branches en fleurs en maternelle

Travaillant actuellement autour de l'Asie, j'ai sensiblement repris une idée précédemment réalisée en 2012 (ICI) sur un support différent.Voici le rendu avant de vous montrer étape par étape la réalisation. 



Comme devant l'école, un prunus était en fleur...


 Les élèves ont également découvert des reproductions:




Avant de commencer ce travail, je me suis demandée si nous utiliserions de l'encre ou de la peinture. Dans ces moments où je ne sais pas, je fais différents essais en classe avec mes élèves. Une première fois, nous avons testé la peinture et la fois suivante l'encre. Pour ce travail nous avons coupé des feuilles Canson de format A2 en deux.



Finalement, nous avons abandonné l'encre pour ce travail (mais pas pour longtemps car après ces branches en fleurs, nous nous sommes lancés dans un travail de fleurs, à l'encre). 


REALISATION:

 

Le petit truc pour les petites branches est de leur expliquer qu'avec le pinceau, ils avancent dans la grosse branche puis sortent: "tu avances et tu sors", "tu avances et tu sors". Toujours dans le même sens.


Ensuite les enfants posent des fleurs blanches. 
C'est ce que nous avions fait lors de la séance en grand groupe.
Puis ils ajoutent une touche de peinture rouge.



Voilà, c'est terminé!



Bonne semaine à vous!


jeudi 24 avril 2014

Jouer à l'eau

Dans ma classe, chaque jour, il y a des élèves qui jouent à l'eau. Au moment de l'accueil ou en seconde partie de matinée selon les activités de chacun ou encore durant l'après-midi: transvaser, remplir, vider, frotter, nettoyer... Ils adorent! C'est un moment où ils sont extrêmement concentrés!







lundi 21 avril 2014

Colza dans la Dombes

Il y a quelques jours, avec trois amis photographes d'Image Contact, nous sommes allés balader dans la Dombes. Quelques champs de colza et nous voilà arrêtés en bord de route pour quelques images citronnées. Plus loin, nous marcherons dans un étang vide au sol tout craquelé.

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Pour Nikit@


samedi 19 avril 2014

Belle de jour



Belle de jour
Joseph Kessel

Quatrième de couverture:

«Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.»
Joseph Kessel.

Ma lecture: 

Comment dire? Je me suis ennuyée pendant cette lecture... Terriblement ennuyée. 
Séverine fait partie de la bourgeoisie. Son mari, médecin, pourvoit aux besoins du ménage et elle semble passer son temps entre les essayages chez la couturière, papotages avec son amie, soirée au théâtre, etc... Un jour, on lui rapporte la mésaventure d'une connaissance qui se prostituait. Quelle honte pour une femme de son rang! Séverine se sent attirée par cette histoire et pousse un jour la porte de Madame Anaïs. Bien sûr, un jour, un ami de son mari entre et la reconnaît. Elle craint alors le pire...

L'auteur effectivement appuie sur le fait que Séverine ne peut faire autrement que de pousser la porte de cette maison mais est-ce vraiment des pulsions sexuelles intenses (une "exigence implacable des sens" dont parle l'auteur dans la préface) qui  font qu'elle va se prostituer? 

Elle aime son mari (dit-elle) mais s'ennuie terriblement avec lui. Chacun a sa chambre et il vient parfois partager la nuit avec elle. Bref, il ne la satisfait pas sexuellement et en même temps, pas certain qu'elle le satisfasse. Cette relation de couple est étrange, elle joue la petite fille et son mari semble la considérer comme telle. Elle dit l'aimer mais sa définition de l'amour est puérile.
Le prologue semble sous-entendre que Séverine est sous l'emprise d'un désir de prostitution en raison d'attouchements dans l'enfance. Pourquoi pas? Cependant, il est clair que le raisonnement inverse est faux.

Mon sentiment à l'issue de cette lecture est qu'en fait cette femme s'ennuie, s'ennuie, s'ennuie (et du coup m'a terriblement ennuyée aussi) et qu'elle n'a rien trouvé pour mettre un peu de piment dans son univers. Elle ne s'intéresse qu'à des futilités et il lui semble vivre un peu plus avec cette expérience au risque de tout perdre.


Pour la lecture du weekend chez Virginie.

lundi 14 avril 2014

La DOUA

La DOUA est un quartier universitaire et étudiant de Villeurbanne. Nous y sommes allés un dimanche matin dans l'espoir de faire quelques images intéressantes des bâtiments et du lieu comme nous l'avions fait dernièrement pour LA CONFLUENCE à Lyon. Je suis moyennement satisfaite mais c'est normal. Photographier des bâtiments est difficile, trouver le bon cadrage, le meilleur point de vue. Et plus le temps passe, plus je deviens exigeante. J'y étais allée en 2012: ICI et ICI.


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Enfin voici deux versions de la même photo:
Préférez-vous en couleur ou N&B?


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J'étais avec mes amis d'Image Contact dont voici le lien du blog: ICI


Bonne semaine à vous!


samedi 12 avril 2014

En finir avec Eddy Bellegueule



Édouard Louis
En finir avec Eddy Bellegueule


Quatrième de couverture:

"Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici". En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

Ma lecture:

   Édouard Louis ne s'appelait pas ainsi avant. Avant il était Eddy Bellegueule et dans son roman, il livre son enfance, son éducation, sa famille et ses blessures. Son roman est comme une plongée dans un monde qu'on ne connaît pas (ou si peu), que parfois on frôle sans jamais y pénétrer parce qu'à la fois trop proche et trop loin de nous. Ce qui m'a particulièrement intéressée dans ce livre, c'est le poids des déterminismes sociaux, ce poids qui fait qu'aujourd'hui on naît dans un milieu socio-culturel et qu'il y a de fortes probabilités pour qu'on n'en sorte pas voire même qu'on régresse dans l'échelle sociale. Et également la terrible question de l'école qui ne joue plus son rôle d’ascenseur social comme elle pouvait le faire il y a plus de trente ans. Aujourd'hui les personnes comme Édouard Louis sont l'exception rarissime qui confirme la règle. Je retiens notamment l'épisode dans lequel il parle de sa sœur qui aurait aimé être professeur d'Espagnol puis au vu de ses résultats trop moyens en collège et un conseiller d'orientation qui déconseille... et la voilà apprentie pour devenir vendeuse. Le déterminisme social aura été plus fort. Mais l'école a-t-elle encore les moyens de combattre la misère sociale et la désespérance qu'elle bâtit?
  
   L'alcoolisme, la pauvreté, le manque de soin corporel, les films ou revues pornographiques, la télévision, la virilité exacerbée, l'absentéisme scolaire, le racisme, l'homophobie, les injures et les humiliations, rien n'est épargné au lecteur.  Comment le jeune Eddy qui a des "manières" et une voix plutôt féminine va-t-il vivre sa différence? Parviendra-t-il à être le petit garçon viril qu'on attend qu'il soit? Quel est ce chemin singulier qui finalement conduira ce jeune homme à entrer à l'ENS?





Un lien également ICI


Une lecture pour le rdv chez Virginie