samedi 31 janvier 2015

L'invention de nos vies

Quatrième de couverture:

Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un «beau mariage»...

Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension.

Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c était à refaire ?
À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c est la déflagration...

« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu illustre ce roman d une puissance et d une habileté hors du commun, où la petite histoire d un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.

Ma lecture:

 Un roman que j'ai plutôt bien aimé car il éveille la curiosité et l'envie de connaître le devenir des personnages.
 Après une enfance auprès d'une mère dévouée, dans une banlieue désargentée, Samir réussit des études de droit et parvient, en écourtant son prénom (de Samir en Sam) et travestissant son histoire personnelle, à intégrer un cabinet parisien prestigieux, pour ensuite s'envoler vers les États-Unis, faire un trait sur son passé et se marier.  Mais.... 
Mais c'était sans compter qu'en France il avait été amoureux de Nina...
Mais c'était sans compter qu'en France il a un demi-frère qui bascule dans l'intégrisme musulman et sera emprisonné dans une célèbre prison...
Mais...
Donc un roman qui se lit bien! 


Pour la lecture du samedi chez Virginie B


jeudi 29 janvier 2015

Jacqueline Delubac

Jusqu'au 16 février 2015, le musée des Beaux Arts de Lyon propose une exposition autour de Jacqueline Delubac qui donna 35 chefs-d’œuvre au musée en 1998. De fait, j'avais déjà vu quelques uns des tableaux présentés,  mais ce fut très agréable de les voir rassemblés ici! 



 Peintures, sculptures, photographies, extraits de films, affiches, robe de haute couture, etc...
Une exposition hétéroclite autour de Jacqueline Delubac.

Deux petites déceptions:

Une exposition un tantinet trop peu éclairée par endroit à mon goût (mais il me semble que c'est très tendance actuellement). C'est parfois tellement sombre qu'on lit difficilement certains cartons. Dommage.

Une exposition un tantinet trop "people" pour moi: j'étais plus intéressée par les œuvres données par Jacqueline Delubac que par les extraits de films ou de magazines la concernant (mais de la même façon, c'est très tendance).



Vous connaissez Jacqueline Delubac?
Actrice.
Née à Lyon.
Mariée à Sacha Guitry puis ensuite à un homme amateur d'art, très fortuné.


UN GRAND PLAISIR POUR LES YEUX:

Plusieurs tableaux fabuleux! Léger, Rouault, Klee, Picasso...

Plus que quelques jours pour vous y rendre!






lundi 26 janvier 2015

Nos cartes BONNE ANNEE

Cette année, j'ai un double niveau dans ma classe: des petites et moyennes sections de maternelle. Du coup, j'ai fait deux cartes de BONNE ANNÉE  différentes.



LA CARTE DE MOYENNE SECTION

ATTENTION: La couleur ROUGE apparaît ici être du ORANGE mais ce que vous voyez ORANGE est en réalité ROUGE. Ce sont les joies de l'image numérique. 



SÉANCE 1

Tout d'abord, les enfants dessinent un bonhomme au marqueur.



Lorsque le bonhomme est dessiné, les élèvent colorient avec de l'encre jaune et de l'encre rouge. 


Jacqueline ou moi-même faisons un cadre autour du bonhomme pour qu'ensuite l'enfant le colore. 






 SÉANCE 2

Le message.
J'ai préparé des petites feuilles avec le message.
Comme nous avons travaillé l'écriture de ces chiffres en graphisme, cela ne pose pas de difficulté.




 SÉANCE 3

L'enveloppe.

J'ai écrit l'adresse sauf le nom du village. Ils ont le modèle et l'écrivent eux-mêmes.
A l'arrière, ils dessinent ce qu'ils veulent au marqueur et ensuite colorent à l'encre.  
Cela fera une enveloppe sympa!



LA CARTE DE PETITE SECTION

SÉANCE 1

Jacqueline a tracé les cadres sur les feuilles de papier. Les formes sont prédécoupées. 
Chacun choisit une couleur de carte puis place les formes pour faire un bonhomme.
Collage du bonhomme puis des formes dans le cadre.








SÉANCE 2

Le message


SÉANCE 3

L'enveloppe



MOT DANS LE CARNET:

J'informe les parents qu'ils vont recevoir une carte de vœux faite par leur enfant à ouvrir en sa présence.



samedi 24 janvier 2015

Errance

Quatrième de couverture:

J'ai le pressentiment que quelque chose ne sera plus comme avant.
C'est peut-être là la vraie définition de l'errance, de sa quête, avec sa solitude et sa peur. C'est le désir que je cherchais, la pureté, la remise en cause, pour aller plus loin, au centre des choses, pour faire le vide autour de moi. Je me dois de me laver la tête... pour rencontrer le centre d'une nouvelle image, ni trop humaine, ni trop contemplative, ou le moi est aspiré par les lieux quand le lieu n'est pas spectacle, ni surtout obstacle.
Il me faut vivre cette quête qui est la mienne... Elle arrive à un moment, ni bon ni mauvais, elle est nécessaire... Pour être juste cette errance est forcément initiatique... mon regard va changer... Cette quête devient la quête du moi acceptable.

Ma lecture: 

Je continue mes lectures "photographiques" avec bonheur. J'aimerais pouvoir m'offrir plein de livres!!! Heureusement que les amis sont là pour me prêter quelques lectures passionnantes comme ce livre texte et photos de Raymond Depardon, un grand nom de la photo!

J'ai pris note de pages, de citations qui incitent à la réflexion, au questionnement... Après la lecture de ce livre, je me dis que l'errance "photographique" est un luxe, un magnifique luxe. Et quel luxe!!! Cela me fait rêver...

Voilà, ça commence ainsi: 

P5: "Un matin, je me retrouve dans le bureau du rédacteur en chef d'un grand magazine illustré, à l'initiative d'un commercial de mon agence. Nous avons parlé de voyages, de sujets, il me savait réticent à certaines photographies. Habile et sympathique. Nous avons beaucoup parlé des écrivains voyageurs 
Un mot revenait toujours dans la conversation, c'était le mot errance. Mais comment photographier cette errance et d'abord qu'est-ce que cela voulait dire?
Je promis d'y réfléchir..." 

P8: "Mais je refuse de parcourir le monde pour assouvir ce besoin obsessionnel, presque névrotique, que nous avons, nous photographes, à fixer, capturer l'histoire des êtres vivants, et remplir systématiquement nos photographies de figurants, habitants de la Terre, comme si nous étions en charge de rassurer la planète qu'elle est bien peuplée d'individus.
D'où vient cette peur du vide? 
Je veux me confronter aux lumières, aux hasards, forcer ma curiosité, m'ouvrir, briser mes idées reçues, exorciser cette peur du monde. "
"A partir de là, je choisis un format, un objectif, un appareil unique. Je pense à des photographies nettes, quelque chose de bien défini, au sens graphique du mot, pour éviter la caricature. Je veux des photographies au format vertical, où l'horizon serait à égalité entre le haut et le bas, avec trop de ciel, trop de sol, pour donner ma position, marquer ma présence et ne pas pouvoir tricher."

P20: "Je tourne autour d'un certain nombre de choses qui sont des obsessions chez moi, et il le faut, car un photographe n'existe pas s'il n'a pas d’obsessions. Je m'aperçois qu'un certain nombre de tendances, de répétitions, d'obsessions se dégagent de ce travail. C'est comme si je faisais toujours la même photo."

Deux démarches:
P22/24: "Ou l'on reste dans un endroit, ou au contraire on roule, on avance, sans jamais faire marche arrière. Ce sont même deux techniques de photographie. Quelquefois, on s'arrête dans un lieu qu'on détermine un peu à l'avance, on choisit son cadre et puis on attend que quelqu'un passe au bon endroit. Ou au contraire, on avance et on ne fait jamais marche arrière, on avance toujours, peu importe où l'on va, au hasard. Parfois on peut passer de l'une à l'autre de ces deux méthodes dans un même sujet. Il m'arrive de temps en temps de m'asseoir à une terrasse de café ou de rester debout à côté d'un lampadaire et d'attendre que les gens passent; je détermine un cadre qui me plaît et je photographie les passants, je fais des photos, les mêmes, pendant une demi-heure ou une heure. Ou alors j'avance au hasard, je règle mon appareil et j'avance. On peut dire que c'est l'errance contre la sédentarisation, contre l'unité de lieu. L'unité de temps, elle existe dans les deux cas."

La solitude
P30: "Je fais beaucoup de choses seul. La solitude est très présente dans la vie du photographe. Il faut aimer la solitude pour être photographe. Je pense que j'étais prédisposé à aimer la solitude; on me retrouvait dans les greniers de la ferme de mes parents, je fuyais la visite des cousines le dimanche après-midi. J'ai ensuite connu une longue solitude à Paris, et c'est peut-être cela qui a forgé mon caractère, d'être jeune photographe à Paris, seul. Puis, il y a eu la solitude du reporter photographe, où j'étais incapable de photographier ma chambre d'hôtel ou des choses de ma vie."

La contrainte photographique:
P48: "Pour Errance, je me suis fabriqué ma propre contrainte, en l’occurrence le format en hauteur, le choix de l'appareil, du grand angle, du noir et blanc. Parfois j'étais un peu inquiet, me disant que j'avais choisi une contrainte trop forte. Plus tard, je me suis aperçu que c'était la bonne, parce qu'on pouvait voir mon rapport aux lieux, aux gens, aux choses."


Le questionnement:
P94: "Je pense que tous les photographes doivent passer par ce questionnement, cette errance à un moment donné, pour voir quel est leur regard à l'état pur."

P114: "Je n'aime pas travailler sur les anciennes photos, je préfère travailler sur les nouvelles; elles me stimulent, elles me surprennent, elles me déçoivent, mais j'aime les voir vite. Je les oublie vite quelquefois aussi, je les laisse de côté, je les laisse vieillir, je les reprends plus tard, je suis déçu, je suis emballé, je suis enthousiaste, j'ai besoin de cela, c'est peut-être pour me raccrocher à la vie, pour ne pas vieillir trop. L'examen des planches contact est un peu une course contre la montre, contre la mort. Dans l'errance, il y a un rapport avec la mort."

P148: "Avec Errance, je ne parle pas des problèmes du monde, je parle d'autre chose, je parle de la globalisation, un mot qui est maintenant devenu très à la mode et qui est au cœur de la définition de l'errance. Cette globalisation qui fait qu'un certain nombre de lieux se retrouvent partout, dans toutes ces zones intermédiaires, est le signe de la modernité de l'errance." 

Le secret
P154: "La photographie a parfois cette forme de résumer ou de donner à voir un certain nombre de choses qui sont secrètes, qui le restent et qui doivent le rester. Il y a énormément de choses qui sont secrètes dans mon errance; elles sont là, dans ces photographies, dans ces lumières, dans ces sols et ces ciels."

P160: "Il ne faut pas attendre la fin de sa vie pour regarder ses photos. Il faut le faire tout de suite, à chaud. Pour mieux repartir, pour mieux se connaître. Et puis se faire plaisir."


Bonne lecture à vous!

Un livre pour Virginie B


jeudi 22 janvier 2015

Enrouler le fil

Vous connaissez cette comptine?

Enrouler le fil
Dérouler le fil
Et tire
Et tire
Et tape tape tape


Idée qui a bien plu à mes élèves de petite section!

Il vous faut des crayons de couleur inutilisés et de la laine. On scotche le fil de laine au crayon puis l'enfant doit enrouler la laine autour du crayon. 






Plus ils deviennent fortiches, plus on met un fil de laine long!
;-)

Et si vous ne connaissez pas la comptine:



lundi 19 janvier 2015

Les parents en classe//4

Aujourd'hui, c'est découverte d'une langue étrangère! Le portugais. 
Dans ma classe, j'ai plusieurs élèves dont les parents parlent le portugais. 

Bom dia


La maman a chanté une comptine de couleurs. Nous avons tenté de dire ces couleurs en portugais. Puis d'autres mots...

Ensuite elle a présenté des instruments. Mon élève a ensuite chanté avec sa maman tout en tapant sur son tambour (car il apprend les musiques traditionnelles portugaises et a un tambour!).



On a pu toucher, observer et écouter les castagnettes!


Ce fut encore un bel échange dans la classe!
 

Et pour garder une trace dans le cahier des élèves:



D'ailleurs, c'est rare que je parle des programmes mais voici un extrait des recommandations pour l'école maternelle de juillet 2014 (page 23)



Mais au-delà de la langue, c'est échanger et apprendre les uns des autres.



samedi 17 janvier 2015

De ma terre à la Terre

Quatrième de couverture:

Le témoignage exclusif de Sebastião Salgado, l'un des plus grands photographes actuels, sur ses engagements en faveur d'une planète préservée.

Les photographies de Sebastião Salgado ont fait le tour du globe. Ses images en noir et blanc, ses portraits d'anonymes, notamment de travailleurs ou de réfugiés, et plus récemment son projet consacré aux endroits préservés de la planète sont connus pour la beauté de leurs lumières, leur force et la dignité des êtres qui s'y exprime.
Remontant le cours de ses reportages (« La main de l'homme », « Exodes », « Genesis ») et de son histoire, du Brésil à Paris – ou Lélia Wanick Salgado, son épouse, et lui ont fondé l'agence Amazonas Images –, il nous confie son amour de la photographie et nous promène à travers le monde qu'il ne cesse de sillonner, pour aller voir, comprendre et témoigner.

« Sebastião Salgado nous livre un portrait de notre monde qui parle de la voix la plus rare qui soit, cette voix qui nous dit des choses que nous ne voulons pas savoir, [...] mais qui, lorsqu'on nous les dit, s'imposent instantanément comme vraie. »
Salman RUSHDIE

Ma lecture:

J'aime beaucoup ce photographe. (D'ailleurs plus le temps passe, plus je comprends la question de ce que l'on voit d'une personne au travers des photographies qu'elle présente.
Ce que je vois de Salgado, (les photos qu'il fait et qu'il montre), m'impressionne et je suis admirative. Comme il l'explique tout au long du livre, c'est le résultat d'un travail d'équipe avec sa femme Lélia! Si vous ne connaissez pas ce photographe, je vous invite vivement à le découvrir. 

Quelques citations:

P46: "Quand on me demande comment j'en suis venu à la photographie sociale, je réponds: cela s'est fait comme un prolongement de mon engagement politique et de mes origines."

P48: "Avec Lélia, nous constations que le monde est divisé en deux, avec d'un côté la liberté pour ceux qui ont tout et de l'autre une privation de tout pour ceux qui n'ont rien. Et c'est ce monde digne et pillé que j'ai voulu, à travers ma photo, montrer à une société européenne assez éveillée pour recevoir cette interpellation."

P49: "En débarquant pour la première fois dans un pays, je comprenanis la situation et savais situer ma photographie dans le contexte. [Salgado a une formation d'économiste] J'ai toujours pu placer mes images dans une vision historique et sociologique. Ce que les écrivains retracent avec leur plume, je le retraçais avec mes appareils. La photo est pour moi une écriture. C'est une passion, car j'aime la lumière, mais c'est aussi un langage très puissant."

P62: " Je fais toujours face à ceux que je photographie dans leur environnement, dans leur action. Je ne leur demande jamais de poser, mais ils voient parfaitement que je les prends en photo et m'y autorisent tacitement. Aucune photo, à elle seule, ne peut changer quoi que ce soit à la pauvreté du monde. Cependant, additionnées à des textes, à des films et à toute l'action des organisations humanitaires et environnementales, mes images participent à un mouvement plus vaste de dénonciation de la violence, de l'exclusion ou de la problématique écologique."

P65: "La photo est une écriture d'autant plus forte qu'on peut la lire partout dans le monde sans traduction."

P106: "Cette société de consommation à laquelle nous participons tous, nous devons tous admettre qu'elle exploite et paupérise énormément d'habitants de la planète. Les tragédies provoquées par les inégalités Nord-Sud et les calamités en série que cela engendre, tout le monde doit s'en informer grâce à la radio et à la télévision, en lisant la presse, en regardant des photos. C'est notre monde, nous devons l'assumer. Ce ne sont pas les photographes qui créent les catastrophes. Elles sont les symptômes des dysfonctionnements de ce monde auquel nous participons tous. Les photographes sont là pour servir de miroir, comme les journalistes. Et que l'on ne me parle pas de voyeurisme!"


Un film de Wim Wenders est sorti récemment: LE SEL DE LA TERRE


Vous pouvez aussi découvrir le site du photographe: ICI


Belle découverte à vous!!!

Une lecture pour Virginie B


lundi 12 janvier 2015

Photo en maison de retraite / 10

Elles sont de plus en plus nombreuses et pourtant on ne les voit pas ou si peu. 
Les personnes âgées.
Regardez les magazines, les journaux, les films...

Dans 20 ans, 1 personne sur 3 aura 60 ans!
Quelle place laissons-nous à la vieillesse?


Je verrais bien des espaces qui permettent que nos jeunes (et moins jeunes) élèves côtoient les personnes âgées ou handicapées au quotidien, simplement.  Des espaces qui ne cloisonnent pas.
Je ne sais pas si cela serait possible.

En attendant, quelques images du 26 février 2014.





Je suis heureuse de vous informer que j'exposerai au salon Monts d'Or
les 7 et 8 mars 2015.

Plus d'infos ICI