lundi 14 avril 2014

La DOUA

La DOUA est un quartier universitaire et étudiant de Villeurbanne. Nous y sommes allés un dimanche matin dans l'espoir de faire quelques images intéressantes des bâtiments et du lieu comme nous l'avions fait dernièrement pour LA CONFLUENCE à Lyon. Je suis moyennement satisfaite mais c'est normal. Photographier des bâtiments est difficile, trouver le bon cadrage, le meilleur point de vue. Et plus le temps passe, plus je deviens exigeante. J'y étais allée en 2012: ICI et ICI.


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Enfin voici deux versions de la même photo:
Préférez-vous en couleur ou N&B?


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J'étais avec mes amis d'Image Contact dont voici le lien du blog: ICI


Bonne semaine à vous!


samedi 12 avril 2014

En finir avec Eddy Bellegueule



Édouard Louis
En finir avec Eddy Bellegueule


Quatrième de couverture:

"Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici". En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

Ma lecture:

   Édouard Louis ne s'appelait pas ainsi avant. Avant il était Eddy Bellegueule et dans son roman, il livre son enfance, son éducation, sa famille et ses blessures. Son roman est comme une plongée dans un monde qu'on ne connaît pas (ou si peu), que parfois on frôle sans jamais y pénétrer parce qu'à la fois trop proche et trop loin de nous. Ce qui m'a particulièrement intéressée dans ce livre, c'est le poids des déterminismes sociaux, ce poids qui fait qu'aujourd'hui on naît dans un milieu socio-culturel et qu'il y a de fortes probabilités pour qu'on n'en sorte pas voire même qu'on régresse dans l'échelle sociale. Et également la terrible question de l'école qui ne joue plus son rôle d’ascenseur social comme elle pouvait le faire il y a plus de trente ans. Aujourd'hui les personnes comme Édouard Louis sont l'exception rarissime qui confirme la règle. Je retiens notamment l'épisode dans lequel il parle de sa sœur qui aurait aimé être professeur d'Espagnol puis au vu de ses résultats trop moyens en collège et un conseiller d'orientation qui déconseille... et la voilà apprentie pour devenir vendeuse. Le déterminisme social aura été plus fort. Mais l'école a-t-elle encore les moyens de combattre la misère sociale et la désespérance qu'elle bâtit?
  
   L'alcoolisme, la pauvreté, le manque de soin corporel, les films ou revues pornographiques, la télévision, la virilité exacerbée, l'absentéisme scolaire, le racisme, l'homophobie, les injures et les humiliations, rien n'est épargné au lecteur.  Comment le jeune Eddy qui a des "manières" et une voix plutôt féminine va-t-il vivre sa différence? Parviendra-t-il à être le petit garçon viril qu'on attend qu'il soit? Quel est ce chemin singulier qui finalement conduira ce jeune homme à entrer à l'ENS?





Un lien également ICI


Une lecture pour le rdv chez Virginie


lundi 7 avril 2014

Carnaval

A l'école, nous faisons une matinée Carnaval. Notre matinée se déroule ainsi: environ 30 à 45 minutes dans sa classe pour photographier les enfants, un temps dans la salle de motricité pour un défilé afin de montrer son déguisement aux copains, une lecture d'un album au rétro-projecteur, une farandole dans la cour de récréation.

Cette année, j'avais apporté un tissu noir pour faire un fond uniforme et j'ai photographié les enfants l'un après l'autre. 40 minutes c'est un peu court pour une classe entière!!! Ils sont tous heureux de montrer leur déguisement. Dans la classe, j'avais bien sûr beaucoup de princesses très élégantes mais aussi Zorro, un policier, un shérif, un pompier, un cow-boy, Buzz l'éclair, Spiderman, un pirate, une fée clochette et des personnages dont je ne connais pas le nom (car j'avoue ne pas suivre les dessins animés actuels).

Grand merci aux mamans qui ont accepté que je mette ces photographies sur mon blog!!!

 







Bonne semaine à vous!

samedi 5 avril 2014

Dr. DMAT, tome 1



Dr. DMAT, tome 1
Hiroshi Takano et Akio Kikuchi

Quatrième de couverture:

Médecin généraliste, Yakumo Hibiki se voit affecté à la DMAT : la Disaster Medical Assistance Team, une unité de "super-urgentistes" aux méthodes exceptionnelles. Uniquement appelés à agir dans des conditions extrêmes, ses membres doivent réagir vite et savoir toujours garder leur sang-froid face aux accidents. Plongé dans cette cruelle réalité dont il ne soupçonnait pas l'existence, Hibiki va devoir affronter ses doutes et ses peurs, car à la moindre hésitation, c'est la mort des victimes en sursis...

Pourquoi ce manga?

Grâce à l'opération Masse Critique organisée par le site Babelio, régulièrement les blogueurs peuvent recevoir un livre en échange d'une critique sur leur blog. C'est une initiative réjouissante à laquelle je participe régulièrement avec plaisir. 
J'ai choisi ce livre pour deux raisons:
- La première est que je n'avais jamais lu de manga. Je voulais découvrir. De plus, dans ma classe de moyenne section, en ce moment, je travaille autour du thème de l'Asie et plus particulièrement le Japon. Ce manga s'imposait! Ce sera l'occasion pour moi de leur montrer un manga.
- La seconde est que mon fils est médecin pompier depuis quelques semaines et prépare assidument le concours de 6ème année. Son espoir serait d'être suffisamment bien classé pour se spécialiser en anesthésie réa. Urgentiste l'intéresse également. Fin mai, trois jours de concours pour déterminer le reste de sa carrière!!!

Ma lecture:

Habiki Yakumo est un médecin généraliste qui intègre une équipe de spécialistes des soins sur le terrain, la DMAT: Disaster Medical Assistance Team. Ce n'est pas vraiment un choix de sa part, son supérieur lui a imposé cette fonction. Il craint de ne pas être à la hauteur. Son histoire personnelle le fragilise et les situations d'urgence éveillent de tristes souvenirs. Il est généraliste et non urgentiste. Cependant lors des deux interventions (un accident de la route et un incendie) il va s'avérer être professionnel: analyse fine des symptômes et maîtrise des techniques de médecine d'urgence avec les outils à sa disposition.

Au fil des pages et selon les cas d'urgence rencontrés, des précisions médicales et techniques sont apportées. J'ai bien aimé. 

Le classement des personnes blessées en fonctions de leurs symptômes et de la gravité des blessures: pour la catégorie rouge, le traitement doit être immédiat car le pronostic vital est engagé.



Les brûlures par inhalation:



J'ai apprécié le graphisme du dessin ainsi que la mise en page (et me suis très vite faite au sens de lecture!)


Au final, j'ai regretté que la lecture soit si rapide. J'ai l'habitude de lire des romans qui prennent un peu plus de temps!!! Du coup je suis prête pour lire la suite car j'ai pris plaisir à lire ce premier tome!

Bonne lecture à vous!

Vous pouvez retrouver ce manga sur Babelio:

tous les livres sur Babelio.com



Une lecture du weekend Virginie.



mercredi 2 avril 2014

Formes géométriques en moyenne section

Dans ma classe j'ai différents jeux qui permettent de travailler avec et autour des formes géométriques (les blocs logiques dont je fais peu d'usage, les tangrams, un jeu de reproduction de dessins composés de formes géométriques magnétiques, etc...). 

Voici ce que je suis en train d'expérimenter, et qui intéresse vivement les élèves:

Première étape:

Avec 5 formes simples que j'ai reproduites en double, un jeu de mémorisation au tableau.

Avant de commencer, je montre le matériel aux élèves. Qu'est-ce que c'est? On nomme les formes géométriques. Puis, j'explique aux élèves que je vais mettre au tableau 3 formes géométriques puis ensuite que je vais les cacher avec une feuille. ("Attention il faudra fermer les yeux pendant que je les pose sur le tableau!!!") Parmi les 5 formes, il faudra alors choisir celles qui sont à retenir et les placer dans le bon ordre sur le tableau. Prêt? 


Je pose, je cache (ils ont les yeux fermés) 
puis je ne leur laisse que quelques secondes pour mémoriser la suite de formes:


 Qui veut venir au tableau?
Un élève propose:


Quand les élèves ont compris, on peut aller au-delà de 3 figures puis surtout, faire exprès de laisser du temps entre le moment où l'on montre la suite de formes et le moment où un élève vient au tableau. Je leur explique que je fais exprès de leur parler d'autre chose pour les distraire et ainsi qu'ils oublient comment sont rangées les formes!!!

J'espère ainsi développer leur vocabulaire et leur mémorisation des formes particulières.

Doc:
Cliquez dessus pour agrandir



Deuxième étape:

Les enfants sont tous assis au coin regroupement. Ils sont calmes et attentifs. Je leur explique que je vais dessiner quelque chose au tableau puis ensuite le cacher et qu'il faudra qu'un élève vienne refaire le dessin. Lorsque je dessine la figure, je vais lentement. Par exemple pour la figure ci-dessous, je vais dessiner le carré puis je montre les deux angles opposés et ensuite je trace la diagonale enfin je montre les deux autres angles et je trace la seconde diagonale. Puis je cache.

Vous avez bien regardé?
Qui veut venir au tableau?




Maintenant qu'ils ont bien compris, nous sommes toujours au coin regroupement mais je distribue 7 ardoises blanches.



Ensuite, je complexifie les figures en prenant toujours soin de décomposer mon tracé au tableau.

Ainsi lorsque je veux trouver un point qui est au milieu d'un côté, je montre le côté en question du début à la fin et je reviens en son milieu et je marque un petit point. Je le fais sans parler. C'est ensuite, lorsqu'ils auront tracé leur figure que je leur demanderai "Pourquoi j'ai fait ce geste-là?" Et forcément, il y a un ou plusieurs élèves qui ont compris que je cherchais le milieu. 



A chaque fois, on fait le point sur ce qui va ou ne va pas.



Progressivement, ils améliorent le repérage des points importants: les figures, les angles, le milieu... Comme je suis en train de faire ce travail (sur plusieurs semaines), je n'ai pas encore testé toutes les figures présentées plus bas.



Docs:
Cliquez dessus pour agrandir












Parallèlement:

Reproduire des figures avec des formes.
Les modèles sont découpés et plastifiés.





Découpage:




lundi 31 mars 2014

MIKADO

Pour terminer l'année dans ma classe de moyenne section, je travaille autour du thème de l'Asie car notre exposition d'école sera axée autour de l'Asie. J'ai davantage axé mon travail sur le Japon sans m'interdire d'autres explorations moins centrées sur ce pays. 

Pour l'instant nous avons découvert les Kokeshis, nous avons peint des branches fleuries, lu Akiko la courageuse, découvert une vieille photographie d'enfants japonais et joué au Mikado. La découverte avance doucement mais sûrement!

J'ai été surprise de voir que mes élèves ne connaissaient pas ce jeu et ne connaissaient pas non plus les Kokeshis. Le Mikado est un jeu pourtant très intéressant à cet âge! Il faut maîtriser son geste, rester concentré. Et cela leur plaît!







Pour Nikit@

Bonne semaine à vous!

samedi 29 mars 2014

L'étranger



L'étranger
Albert Camus

Quatrième de couverture:
«Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...»
L'étranger est le premier roman d'Albert Camus, Prix Nobel de littérature en 1957.

Ma lecture:

"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas." Ainsi commence le célèbre roman de Camus. Je l'avais lu il y a bien longtemps puis ma fille l'a eu à lire l'année dernière. Du coup il est entré dans notre biblio. J'aimerais bien pouvoir me souvenir de ce que j'en avais pensé à cette époque mais impossible!
Sa mère est morte. En a-t-il de la peine, souffre-t-il? Non. Et loin de lui l'idée de jouer la comédie de la tristesse pour répondre aux conventions sociales. Meursault a tué un homme. En ressent-il quelques regrets? Non. Et loin de lui l'idée de mentir pour sauver sa peau lors du procès.
Seul ce titre pouvait convenir à ce roman!
A lire!


La lecture du samedi pour Virginie.

mardi 25 mars 2014

Maisons Couleur



Mes élèves ont peint ces maisons il y a quelques semaines. 


Nous avons utilisé des feuilles Canson A3. En premier lieu, les enfants ont dessiné la maison au crayon à papier ce qui nous a permis de gommer dans le cas où la maison était vraiment "bancale".


Ensuite les élèves devaient changer de couleur de peinture à chaque changement de sujet à peindre: le toit, les portes et fenêtres, le soleil, ses rayons, etc...


Je leur ai montré également comment faire les gouttes de pluie afin qu'ils n'en éparpillent pas partout dans la feuille.




Quand tout est sec, on affiche dans notre couloir. 



Quelques maisons pour Nikit@!