Les lisières
Olivier Adam
Quatrième de couverture:
Tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence : sa femme l'a quitté, ses enfants lui manquent, son frère l'envoie s'occuper de ses parents, son père ouvrier s'apprête à voter FN et le tsunami ravage le Japon, son pays de coeur. De retour dans la banlieue de son enfance, il n'aura d'autre choix que se tourner vers son passé pour comprendre le mal-être qui le ronge. Comment devient-on un inconnu aux yeux de ses proches ? Comment trouver sa place clans un monde devenu étranger ?
Ma lecture:
Paul Steiner, écrivain, revient sur les lieux de son enfance et son
adolescence. Il a oublié toute son enfance, il n'a aucun souvenirs avant
l'âge de dix ans. A l'adolescence, il a entamé une rupture avec les
membres de la famille. Et depuis son départ pour ses études, il a
toujours évité de trop nombreux retours chez ses parents. Le voilà qui
revient...
J'ai beaucoup aimé ce roman. Ce qu'il m'a fait penser, ce qu'il dit de notre place dans le monde et des ruptures que l'on fait parfois avec lui. Cela m'a également fait penser à un roman d'Annie Ernaux dont je ne me souviens plus du titre. Comment l'on se débrouille d'être à la fois écrivain renommé, reconnu, de participer à la vie culturelle parisienne tout en ayant des "origines prolétaires" aux aspirations culturelles totalement antinomiques? Pour être de l'un, doit-on se résoudre à la rupture ou à l'oubli de l'autre? Ou bien est-ce un autre chemin? Celui que l'auteur trace, celui qu'il écrit.
Bonne lecture à vous!