JEAN-PAUL DIDIERLAURENT
Le liseur du 6h27
Quatrième de couverture:
Employé discret,
Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable
broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence
maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du
RER de 6 h 27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la
machine. Dans des décors familiers transformés par la magie de
personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle,
poétique et généreux : un de ces livres qu'on rencontre rarement
Ma lecture:
Chaque jour, pour aller travailler, Guylain Vignolles prend le RER. Il entre dans la rame, s'installe et se met à lire un extrait d'un livre, quelques pages sauvées du pilon. Guylain travaille à la destruction des livres. Les passagers se taisent et écoutent. Un jour, il découvre une clé USB coincée dans son siège, clé qui rassemble un grand nombre de textes. Va alors commencer une quête: retrouver l'auteur de ces textes.
Il y a des passages très amusants. Rien que pour cette touche d'humour, ce roman est agréable à lire. J'ai par exemple beaucoup aimé le passage du gardien de l'usine, Yvon, qui intercepte le livreur pressé en vers! Il y a un côté décalé vraiment excellent.
Également ici (p 198), lorsque Guylain et Yvon prennent le taxi:
"Les deux hommes s'engouffrèrent dans le taxi commandé dix minutes plus tôt.
Roulez brave cocher, menez-nous à bon port.
De votre main experte, conduisez ce carrosse.
Soyez vif et alerte, évitez trous et bosses
Mais de grâce avancez, il en va de notre or.
Le chauffeur jeta un regard inquiet et méfiant dans son rétroviseur central avant de démarrer."
Le roman au final est une imbrication de textes très divers, comme si l'auteur avait rassemblé plusieurs nouvelles dans un seul et même livre. Du coup, selon les textes, on est plus ou moins touché et emballé.