lundi 14 février 2011

Un lundi parmi tant d'autres // 16

L'amour courtois

Faisons un bond de quelques siècles et voyons un peu les mœurs à la cour, 
au Moyen-Âge (XI et XII siècle). 



En ce temps-là, les mariages n'étaient point d'amour.

"On ne se marie pas alors pour l’amour : on se marie par intérêt, pour perpétuer la famille, pour s’allier à un clan. Le mariage est affaire de raison, et souvent décidé d’avance par les parents des époux."

L'amour courtois se vit ailleurs, 
pas dans les liens du mariage.

L’amant courtois est séduit par la dame, une femme dotée d’une beauté et de mérites exceptionnels, qui est mariée, accomplie. L’amant courtois est un guerrier héroïque. Il est fort, adroit, mais, surtout, loyal envers son suzerain. Sa noblesse de cœur fait de lui un homme franc, poli et subtil. La force physique  est valorisée, elle est canalisée dans les tournois, des combats rangés où le chevalier défend les couleurs ou même l’honneur de sa dame. La vaillance du chevalier est donc toujours exigée. En fait, l’amour devient source de toute vaillance et de toute générosité.
L’amant courtois est totalement soumis et dévoué à sa dame : abnégation, obéissance et discrétion sont ses mots d’ordre. Pour mériter l’amour de sa dame (qui fait preuve de froideur et de caprices), afin de prouver l’intensité et la constance de son amour, le chevalier devra se plier au « service d’amour », c’est-à-dire qu’il devra se soumettre aux coutumes de l’attente et sortir vainqueur d’une série d’épreuves souvent fixées par sa maîtresse. Mais cela lui importe peu : lorsque le cœur noble est épris, plus rien ne compte. Les exploits accomplis, la souffrance, le grandiront moralement. Rudement mis à l’épreuve, le chevalier amoureux doit même trouver de la joie dans la souffrance et la séparation. Les épreuves, preuve de sa perfection morale, lui permettront de conquérir sa bien-aimée et d’obtenir une récompense.

Après la discipline, l’attente, les épreuves, le sacrifice de son honneur, le chevalier peut enfin s’abandonner au plaisir sensuel.  La vulgarité de la sexualité s’efface devant la discipline imposée. Une passion sans frein, qui ne recule pas devant le scandale, est choquante. Les conséquences sont désastreuses pour les amants : la dame perd son honneur, élément essentiel à sa perfection et... à son titre, alors que le chevalier voit ignorer sa valeur, qui n’est ni reconnue ni publiée.
Toutefois, il se peut que cet acte d’amour ne se produise jamais, et que les faveurs de la dame, jamais accordées, aient entretenu de beaux rêves, suscité d’ardents espoirs, inspiré des actes généreux. Ce complexe état d’âme créé par cette attente et cet effort est ce qu’on appelle la « joie d’amour ». (Sources ICI)

 En fait.... 
L'amour courtois, c'est l'adultère! 
La littérature courtoise en est le reflet. (Sources  ICI)



UN LUNDI PARMI TANT D'AUTRES


Avec Zaza, on vous propose un rendez-vous hebdomadaire, un lundi parmi tant d'autres, un lundi juste pour le plaisir de bloguer, de partager, d'échanger entre nous. Nous vous proposons des thèmes très divers. Nous les donnons à l'avance ainsi vous pouvez participer à ceux qui vous conviennent davantage (ou à tous!!!) selon votre temps et vos envies.  Si vous participez, informez l'une d'entre nous.

ce lundi 14 février (n°16): L'AMOUR: une photographie, un roman, un film, un poème, un tableau, une œuvre, une fête, un cadeau.. L'AMOUR: des attentions ou des compromis, des joies ou des pleurs, du bonheur ou des peines... L'AMOUR au travers des âges (de l'enfance à la vieillesse), l'amour au travers des siècles, l'amour sur les cinq continents, l'amour au travers  ceux qui nous sont chers (enfants, parents, frères, sœurs, amis...). Parlez-nous d'amour!

le lundi 21 février (n°17):  PETITS BONHEURS. Quelles sont les petites choses ou les instants du quotidien, les sourires ou gourmandises, les gestes anodins ou les délicates attentions qui font vos petits bonheurs?  Pour soi ou avec ceux qui nous entourent (famille, amis...) Partageons ces petits bonheurs et ces instants magiques.

le lundi 28 février (n°18):  BIJOUX. Un bijou que vous aimez, que vous portez, que vous avez fabriqué, qui vous a été offert, qui ne vous quitte pas, un bijou dont vous rêvez, un bijou porte-bonheur, un bijou pacotille, un bijou d'enfant, un bijou en texte ou en images.


le lundi 7 mars (n°19): ENFANT. Un lundi enfantin à décliner comme il vous plaît! Votre enfant ou petit-enfant, votre enfance ou celle rêvée, imaginée, lue, peinte, photographiée... Un objet, un vêtement, une histoire, etc...
le lundi 14 mars (n°20): flacon, bouteille, photophore, fiole, carafe, etc... En peinture, photographie, sculpture, texte, qu'il s'agisse du contenant ou du contenu!
le lundi 21 mars (n°21): FLEURS. Naturelles ou pas, photographies, peintures, tissu, bijoux, poème, senteurs... Qui nous offre des fleurs ce lundi?
le lundi 28 mars (n°22): VAISSELLE. Quotidienne, jetable ou des grands jours. Porcelaine, argenterie, plastique et pratique. Qui est de corvée vaisselle ce lundi?

le lundi  4 avril (n°23): FÊTONS le printemps. Une recette printanière, le plaisir des beaux jours, les manteaux qu'on délaisse, les pollens qui taquinent, le vélo qu'on avait oublié, les vitres qui ont besoin d'être astiquées, les escapades d'un weekend, l'énergie qui revient... 
le lundi 11 avril (n°24): UN PETIT COIN DE FRANCE (ou d'ailleurs). Celui où vous vivez, où vous avez grandi, où vous aimeriez vivre... Découvrons ensemble nos régions!
le lundi 18 avril (n°25): BLEU. Le bleu du ciel, de l'eau, de l'âme, des mots... Du bleu comme il vous plaît.



Un lundi parmi tant d'autres, c'est également chez Zaza et puis chez Arwen, chez Ötli, chez CricriS, chez Val, chez Nikit@, chez Kaki, chez Liyah, chez Chocoladdict, chez VirginieB, chez Armelle, chez Manola, chez Nath, chez Euréka, chez Charles, chez Michel, chez Ehaa, chez Marie-Pierre, chez Véro, chez Christyn, chez Anyuka, chez La bande à Jules, chez Raquel, chez Leoetlisa, chez Voyelle, chez Marie, chez Zette, chez Alice, chez Mistinguett, chez Acila, chez Robert, chez Franny, chez Thyde, chez Monette*, chez Vallisa, chez Nane, chez McdsM, chez Nanou, chez Ginie, chez Les couloirs de mon temps, chez Bergie, chez MamaFunky, chez Anne, chez Covima, chez Magda, chez Laetibidule, chez Alorom, chez MyrtilleD, chez Maria, chez Me myself and I, chez fashioncampagne, chez Pacotille, chez Valou, chez...

Chez vous?

samedi 12 février 2011

De la couleur en chanson...

Pour honorer le RDV hebdomadaire chez Nikit@, j'ai choisi des "vieilleries" musicales, de celles qu'on n'entend guère à la radio (Si... sur Nostalgie!!!). J'aurais pu photographier un certain nombre de pochettes CD colorées, il y en a de très réussies.

Mais, je me suis laissée partir vers la chanson française...


La vie en rose par Édith Piaf.
(Parce que  c'est une chanson qu'on adore à la maison)



L'aigle noir par Barbara.
(Parce que c'est une chanson qui m'émeut)



Couleur café par Serge Gainsbourg.
(Parce qu'avec ma fille, on danse)



Mon amie la rose par Françoise Hardy.
(Parce que je la trouve si touchante)



Je vous souhaite un excellent weekend!

vendredi 11 février 2011

Comment devenir une super blogueuse?

Ce mois-ci, j'ai acheté un magazine qui s'adresse aux ados (plutôt fin collège et lycée): Phosphore (N°356). Je l'ai un peu parcouru. Et voici ce que j'ai lu page 87.... Quelques conseils adressés aux jeunes blogueurs (enfin.... blogueuses!!! car il semblerait que cela soit davantage féminin).


Évitez, semble-t-il, de sortir des vieux trucs qui sentent le moisi, le renfermé, le fripé... Bon, il faut que vous soyez tendance, au goût du jour, "the best", "the first".

Choisissez des mots les plus courants ("des mots-clés, des mots généralistes"): cela signifie-t-il qu'il faut utiliser un vocabulaire le plus ordinaire qu'il soit pour être compris de tous et surtout de Google.(L'originalité est proscrite?) 

Demeurez dans le même univers de blogs... Et s'interdire de découvrir tous les autres?

Passez votre temps sur Facebook et Twitter...

Faites du clientélisme en déposant votre signature à tout bout de champ. (Il me semblait que faire connaissance avec d'autres blogs prenait un certain temps: le temps de découvrir progressivement cet univers. )

Et le TOP, demandez un échange de lien. Comme ça. Tout net. 


Que pensez-vous des conseils prodigués? 

Et quels conseils donneriez-vous?

jeudi 10 février 2011

Jusqu'ici tout va bien!



Jusqu'ici tout va bien!
ERIC VERHAEGHE

Quatrième de couverture

J'ai 42 ans, je suis fils d'ouvrier passé au moule de l'ENA, je ne suis ni de droite ni de gauche. Et je me pose cette question: que s'est-il passé pour que nous régressions à ce point collectivement? Où est passé la France dont je rêvais enfant? Aujourd'hui, elle ne se ressemble plus. Elle me met au bord de la nausée. Elle ne porte plus les valeurs qui ont fait sa grandeur: l'engagement au service d'un idéal collectif....


Ma lecture


Je dois avouer que ce livre m'a totalement captivée pendant plusieurs heures. J'ai approché  quelques mécanismes de l'économie qu'on dit mondialisée et les répercussions sur notre quotidien, notre vie, nos difficultés, les répercussions sur les choix politiques de nos "dirigeants" qu'ils soient élus du peuple ou chefs de grandes entreprises. Si vous êtes (en quelque sorte) révolté par le discours qu'on nous offre quotidiennement par le biais des média, si vous êtes inquiet par la marchandisation galopante qui envahit notre environnement, il est alors important d'écouter d'autres discours, d'autres analyses, d'autres propositions. Il nous parle de la façon très organisée que les élites ont instaurée pour que le pouvoir et l'argent restent en leurs mains sans que nous n'y trouvions rien à redire (ou presque). Certes, ce livre ne fera pas de moi une connaisseuse de la chose économique (car mes lacunes sont immenses) mais il  a répondu à certaines de mes interrogations.: subprimes, entreprises "too big to fail", etc... Eric Verhaeghe offre en conclusion  de son livre des pistes qui méritent d'être entendues. 

Je vous invite à lire l'introduction de l'ouvrage sur le blog d'Eric Verhaeghe:

Des citations nombreuses pour saisir un peu mieux le contenu de l'ouvrage:


1/ L'économie de marché

P20: "...sous couvert du marché, nous avons collectivement glissé vers une dictature avide d'actionnaires dont le seul sujet de préoccupation est une rentabilité à court terme, indifférente au caractère durable ou non du profit qu'ils tirent des entreprises en leur possession."

P30: "Afin de subordonner la raison des clients, ils (les producteurs de biens et de services) ont développé une véritable industrie de la consommation, dans laquelle le consommateur est enrégimenté. Les principaux outils de cette industrie de la subordination sont bien connus: la publicité, la mode, le phénomène collectif." 

P33: Exemples de Zara et Apple
" L'astuce consiste à ne jamais réapprovisionner les rayons: les clients qui n'ont pas acheté le modèle pendant le mois où il était vendu ne peuvent jamais le retrouver par la suite. Cette technique de rotation rapide des stocks pousse à l'achat immédiat et favorise un engouement collectif.
La société Apple a adapté cette technique au secteur de l'informatique. La commercialisation de l'Iphone, puis de l'Ipad, s'est déroulée sur le même schéma que la mode vestimentaire." 

2/ La croissance

P58: "La croissance n'est qu'une convention comptable pour faire la somme de la production marchande d'une année dans un pays. Pour être exact, la croissance est la somme des salaires, des impôts sur la production et l'importation, et des excédents bruts d'exploitation." 

P58/59
"Par exemple, lorsqu'un enseignant transmet un savoir à un élève d'une école publique, ce bien n'est pas intégré à la croissance, parce qu'il n'est pas marchand. En revanche, il serait dispensé par une école privée payante, il serait alors intégré au calcul."

P61: "D'un côté les plus pauvres ne disposent pas de revenus qui leur permettent de vivre sans subvention extérieure. D'un autre côté, l'écart entre une minorité de revenus élevés et le reste de la population s'accroît, en faisant peser sur les classes moyennes l'essentiel de la solidarité vis-à-vis des plus pauvres."

P64: " Dans nos sociétés, il existe une forme de consentement à ces accroissements d'inégalité, au nom de l'esprit d'entreprise. Au fond, les riches s'enrichissent parce qu'ils sont des conquérants modernes, des entrepreneurs, qui osent, et leur prospérité est la juste rétribution de leurs efforts. Au contraire, les pauvres s'appauvrissent parce qu'ils ne fournissent pas les efforts nécessaires pour améliorer leur condition."

P66: "En réalité, les hauts revenus gèrent de façon très prudente leurs actifs et n'en apportent qu'une part limitée au financement de l'économie."


P72: Échec  scolaire
"La France laisse chaque année sortir de l'école plus de 100 000 jeunes (entre 120 000 et 150 000 selon les estimations), sans aucun diplôme, soit 15 à 20% de chaque classe d'âge. De façon assez cynique, cet échec scolaire coûte au citoyen chaque année entre 6,5 milliards et 10 milliards d'euros, dans l'indifférence générale." (En moyenne, un élève coûte 6 470 € par an. Si l'on admet qu'il passe dix ans à l'école pour la scolarité obligatoire de 6 à 16 ans, le coût total est de 64 700€ en pure perte.)

P73: "Au nom de la croissance, notre société s'est engagée dans une logique de mise à l'écart discrète, mais constante, d'une partie grandissante de nos concitoyens. Dans le même temps, la fraction la plus riche de la population n'a cessé d'améliorer son sort."


3/ La finance et le peuple


P 110: "La vague de privatisations que la France a connue à partir des années 1980 a permis à une noblesse d'État d'accaparer la direction des grandes entreprises. Ce phénomène n'est guère surprenant: ceux qui dirigeaient les entreprises nationalisées ont continué à les diriger après leur privatisation."

P112: "Too big to fail"
" Selon cette théorie, certaines entreprises, essentiellement des banques et des compagnies d'assurance, ne peuvent faire faillite sans entraîner dans leur chute la totalité du système financier. "

P113/114
"Dans ce cas de figure, l'économie de marché fonctionne sur un principe d'une immoralité absolue. Lorsque les grandes entreprises sont en bonne situation financière, elles distribuent des dividendes à leurs actionnaires et gèrent leur politique de profit. En revanche, lorsqu'elle sont en situation difficile, souvent du fait même de l'extrême cupidité des actionnaires qui les saignent jusqu'à les faire disparaître, les citoyens doivent financer leur sauvetage, sous peine de subir eux-mêmes le contre-coup systémique des faillites." "Les citoyens sont des taxpayers, obligés de payer, mais privés du droit de contrôler l'utilisation de leur impôt."


4/ L'État comme instrument de domination


P122/123 : TVA
"En France, paradoxalement, l'essentiel des recettes fiscales destinées à assurer cette redistribution provient des impôts indirects, notamment de la taxe sur la valeur ajoutée..." "Autrement dit, les deux tiers des recettes qui servent à financer la redistribution sont fournis par un impôt socialement très injuste, puisqu'il touche sans progressivité la totalité des consommateurs. Pire, il pénalise plus fortement ceux qui ont une faible capacité à épargner et qui consacrent l'essentiel de leurs revenus à leur subsistance."

P143: Média et consentement du peuple
"Le fait que l'aristocratie investisse massivement dans la presse est une preuve forte que sa stratégie repose sur le consentement. Tous les grands quotidiens français sont aujourd'hui la propriété de membres de cette élite, qui ont besoin de ces organes légitimes pour diffuser leurs opinions et travailler jour après jour les esprits afin de les convaincre de la fatalité de l'ordre qu'ils imposent à tous. Que l'économie de marché est rationnelle, que la mondialisation oblige à réduire les coûts du travail, que le bouclier fiscal se justifie par des raisons scientifiques, toutes ces vérités sont assénées explicitement ou non, répétées inlassablement par des médias aux ordres de propriétaires qui ont intérêt à l'érection de ces opinions en vérités indépassables. Par cette propagation idéologique extrêmement organisée, l'homme de la rue est ainsi encadré pour ne décoder son environnement social autrement que par le prisme des intérêts aristocratiques."

P144 et suivantes: Conséquences des inégalités grandissantes: la contestation.

P146: "La cupidité est devenue une règle générale au sein de nos sociétés, et les valeurs collectives sortent ruinées de cette évolution. L'appât du gain justifie toutes les transgressions, surtout quand l'exemple des pires truanderies est donné par l'élite elle-même." "L'ordre qui se construit autour de ces vices est de moins en moins accepté, de plus en plus contesté, en partie parce qu'il renforce des rentes de situation dans les couches supérieures de la société, et qu'il réduit les perspectives d'amélioration des conditions de vie par le travail.
  L'inflation législative est une réponse à ce malaise dans la société. L'État légifère pour maintenir un semblant de cohésion et d'ordre dans une société de plus en plus contestée, dont les rapports se judiciarisent chaque jour un peu plus."


P150: Politique sécuritaire
"Manifestement, la menace de répression n'est pas destinée aux délinquants. En dehors de quelques opérations ponctuelles menées devant les caméras à grand renfort exceptionnel de policiers, la politique sécuritaire n'a pas connu de modification substantielle en France sur une longue période. Les quartiers difficiles demeurent sous-dotés en effectifs et, comme l'Éducation nationale, l'administration continue à affecter dans les banlieues violentes les policiers les plus inexpérimentés, dont le seul objectif est de quitter au plus vite le territoire qu'ils ont en charge."


5/ Dette publique

P160: La mondialisation
"Elle se matérialise par la constitution de grands groupes extrêmement mobiles, qui fragmentent leur production sur l'ensemble de la planète. En ce sens, la mondialisation que nous connaissons n'est pas une mondialisation du commerce. Elle est une mondialisation du capital. Celui-ci projette sa force de production dans le pays de son choix, celui où, pour des raisons qui lui sont propres, il trouve le plus d'intérêt à s'installer."

P164: Et fermeture des frontières
"La grande hypocrisie de la mondialisation consiste à offrir une très grande liberté de circulation aux capitaux, qui peuvent disposer à leur guise de la main-d'œuvre partout dans le monde, mais à priver la main-d'œuvre de cette même liberté vis-à-vis du capital. Ainsi, partout dans les pays occidentaux fleurissent des politiques d'immigration extrêmement restrictives, destinées à enfermer les salariés dans les pays à faible coût horaire, sans espoir de pouvoir améliorer leur situation."

P167/168: La Chine
"Grâce à une monnaie peu chère, les produits chinois sont vendus à des prix imbattables sur nos marchés, de telle sorte qu'aucune concurrence ne peut être soutenue par les pays occidentaux. Cette stratégie vise évidemment à affaiblir le plus possible le tissu industriel dans nos pays, pour renforcer le poids de l'appareil productif chinois. Cette pratique déloyale fait peser une véritable menace sur les emplois industriels occidentaux, puisque la Chine affaiblit la totalité du tissu productif de nos pays, en envahissant nos marchés sans contrepoids possible. Ce phénomène est différent de la délocalisation, dans la mesure où la production n'est pas ici transportée d'un pays occidental vers la Chine. En revanche, il produit les mêmes effets que la délocalisation..."

P168/169: Les pays émergents (dont la Chine) grâce aux recettes liées à leurs exportations accroissent leurs investissements dans les pays occidentaux. Vous savez par exemple que les États-Unis, mais aussi la France, sont des pays extrêmement endettés. Auprès de qui? De pays qui achètent nos dettes.  

"Dans l'hypothèse où la Chine cesserait brutalement de financer les déficits publics américains, l'économie américaine s'effondrerait, entraînant avec elle l'ensemble du monde, Chine comprise."

"Sans les réserves de change des pays émergents, les pays occidentaux ne pourraient pas financer efficacement leurs déficits publics et se trouveraient rapidement asphyxiés économiquement.
Vue sous cet angle, la mondialisation apparaît donc moins comme une logique de développement commercial, mais beaucoup plus comme une vaste opération de financement des pays occidentaux par l'épargne des pays émergents." 


CONCLUSION


P178: "Une république juste doit garantir à chaque citoyen un droit d'information sur l'utilisation des contributions publiques." 

1/ La fiscalité directe plutôt que la fiscalité indirecte.
2/ Une parfaite transparence de l'utilisation du denier public: aucun principe de confidentialité!
    Rendre public la liste des détenteurs de la dette de l'État. (Qui finance notre dette?)
3/ Tous les étrangers contribuables devraient avoir le droit de vote.

Une symétrie (égalité) d'information:
Exemple: Un employeur connaît votre rémunération, vous devez connaître la sienne. 

P181: "La publication de la rémunération des dirigeants, dans sa totalité, auprès de ses salariés, oblige en effet à penser autrement l'ensemble des politiques d'une entreprise. Elle oblige le dirigeant à justifier auprès de ses collaborateurs les raisons pour lesquelles il s'octroie des augmentations indues, sans lien avec son apport propre à la prospérité collective, lorsque ce cas se produit. En outre, elle contraint les employeurs à ne rien cacher sur la façon dont ils conçoivent la rémunération du travail."

La place du savoir
P182: "Notre système républicain devrait s'attaquer sans faiblir à la question de l'échec scolaire, qui constitue le plus grand scandale social et financier de notre temps."

Les actionnaires
P186: "La propriété privée n'est pas contraire à la démocratie, et les détenteurs de capitaux ne peuvent se comporter en tyrans vis-à-vis d'autres citoyens, sous prétexte qu'ils louent leur force de travail. Les salariés doivent donc disposer d'une parfaite information sur les détenteurs de capitaux et sur leurs décisions. La liste des actionnaires doit être publiée, avec le nombre d'actions que chacun détient." 

Information du consommateur:
P187/188:
"Les produits vendus devraient être totalement transparents et l'information du consommateur absolument complète sur les conditions de production." 
Composition, coûts réels de fabrication (notamment pour les produits de mode), conditions de production (notamment pour les produits importés).

Lutter contre l'asservissement des producteurs face aux centrales d'achat en informant le consommateur notamment des marges de profit. 


L'auteur conclut sur le DROIT AU BONHEUR du PEUPLE.






VirginieB nous demande comment nous verrions le monde si nous l'imaginions parfait. J'avoue que j'ai quelques difficultés à répondre à la question en ces termes. Tout simplement parce que la perfection est quelque chose qui n'est pas de notre monde et que, comme elle le souligne, la perfection a une définition qui est toute personnelle et individuelle. Ce qui est parfait pour moi, je doute que cela le soit semblablement pour autrui.  La perfection risque parfois de devenir une dictature qui s'impose à autrui comme des diktats. Par contre, je voudrais un monde meilleur. Pas parfait (car l'imperfection a son charme... parfois) mais meilleur. 

Un monde meilleur, cela se définit et se construit collectivement. Un monde meilleur est un monde dans lequel le pouvoir, l'argent et les décisions ne sont pas le fait de quelques uns mais de tous. Un monde meilleur est un monde dans lequel chacun peut avoir sa place qui ne soit pas un asservissement, d'où qu'il vienne, quelque soit son origine culturelle ou sociale. Un monde meilleur est un monde qui ne prédétermine pas la place que nous aurons plus tard dans la société par le prestige de sa naissance. 


En attendant que ce monde-là existe...

Je vous souhaite une excellente journée!

mercredi 9 février 2011

Rayons de soleil au palais... Saint Pierre

J'étais partie pour aller au ciné voir un film qui me tentait beaucoup puis... ce soleil a mené mes pas ailleurs. C'est au Palais Saint Pierre que j'ai commencé ma balade. A l'origine le Palais Saint Pierre était un cloître et c'est aujourd'hui un musée. Le jardin du Palais est accessible tous les jours. 

Pour le Projet Photo 52, le thème de la semaine est OMBRES. Ne voulant pas faire une photographie en intérieur, j'ai donc profité de la belle journée de samedi pour prendre mon appareil et flâner dans Lyon (laissant de côté mon idée de ciné).   

Voici donc mes photographies. Je propose la 1ère pour le thème de la semaine. J'ai choisi de cadrer ainsi car d'un côté, il y a l'ombre à partir des genoux et de l'autre, la statue jusqu'aux genoux.
 

Photo prise avec un Panasonic DMC-FZ28
Ouverture: F/4
Vitesse: 1/250
Sensibilité: ISO-160
Longueur de la focale:  24 mm

Je ne suis pas forcément très satisfaite de la suivante car je trouve que le mur sur lequel l'ombre est portée est un peu trop "grillé".


Voici la dernière qui n'entre pas dans le cadre de la thématique de la semaine mais elle propose un autre regard.




Peut-être aurez-vous un jour le plaisir de visiter le Palais Saint Pierre?

Très belle journée à vous!



mardi 8 février 2011

Rev de Ver

J'ai le plaisir de vous faire découvrir les nouvelles 
créations de verre d'Aurore. 

Le travail du verre est sa passion.

Pendentif en verre vert opalescent et rondelle de bois de coco

Pendentif en vitrail verre et en métal


Pendentif en verre noir et miroir


Pendentif en verre noir et métal

Bijou en vitrail verre noir opaque et rouge

Pendentif en verre rose

Comme elle a ouvert sa petite boutique en ligne, 
vous pouvez partir à la découverte de l'ensemble de ses créations. 

C'est ICI.

Le BLOG permet également de voir ses créations hors vente. 
N'hésitez pas à visiter...

En attendant, quel est votre bijou préféré?

Belle journée à vous!

lundi 7 février 2011

Un lundi parmi tant d'autres // 15

Si un jour il arrivait que j'échoue sur une île déserte, je voudrais tant me souvenir des belles images que j'ai vues sur le chemin des grands jardins. (Un blog à découvrir!!!) Et même si mes tentatives sont imparfaites, tant pis. Créer avec ce qu'offre la nature serait une belle occupation solitaire. En attendant, voici un voyage étonnant au cœur du land Art.






Lire aussi. Relire PRISONNIERS DU PARADIS, un roman d'Arto Paasilinna car même si cela fait une bonne dizaine d'années que je l'ai lu, j'ai un petit reste de l'histoire. Un avion s'échoue aux abords d'une île. Les naufragés vont devoir y organiser leur vie, si bien que lorsque la possibilité de retourner à la "civilisation" apparaît, il y a quelques hésitations!!! Une lecture des plus amusantes!



UN LUNDI PARMI TANT D'AUTRES


Avec Zaza, on vous propose un rendez-vous hebdomadaire, un lundi parmi tant d'autres, un lundi juste pour le plaisir de bloguer, de partager, d'échanger entre nous. Nous vous proposons des thèmes très divers. Nous les donnons à l'avance ainsi vous pouvez participer à ceux qui vous conviennent davantage (ou à tous!!!) selon votre temps et vos envies.  Si vous participez, informez l'une d'entre nous.


ce lundi 7 février (n°15): Voyage vers une île déserte. Et si vous partiez vers une île déserte? Qu'emporteriez-vous dans vos bagages: livres, objets, musique...? Combien de temps y resteriez-vous? Vivre seul: un cauchemar ou une chance? Y a-t-il une histoire, un film qui vous ait marqué? Comment imagineriez-vous cette île? Qu'est-ce que vous y feriez? 

le lundi 14 février (n°16): L'AMOUR: une photographie, un roman, un film, un poème, un tableau, une œuvre, une fête, un cadeau.. L'AMOUR: des attentions ou des compromis, des joies ou des pleurs, du bonheur ou des peines... L'AMOUR au travers des âges (de l'enfance à la vieillesse), l'amour au travers des siècles, l'amour sur les cinq continents, l'amour au travers  ceux qui nous sont chers (enfants, parents, frères, sœurs, amis...). Parlez-nous d'amour!

le lundi 21 février (n°17):  PETITS BONHEURS. Quelles sont les petites choses ou les instants du quotidien, les sourires ou gourmandises, les gestes anodins ou les délicates attentions qui font vos petits bonheurs?  Pour soi ou avec ceux qui nous entourent (famille, amis...) Partageons ces petits bonheurs et ces instants magiques.

le lundi 28 février (n°18):  BIJOUX. Un bijou que vous aimez, que vous portez, que vous avez fabriqué, qui vous a été offert, qui ne vous quitte pas, un bijou dont vous rêvez, un bijou porte-bonheur, un bijou pacotille, un bijou d'enfant, un bijou en texte ou en images.


le lundi 7 mars (n°19): ENFANT. Un lundi enfantin à décliner comme il vous plaît! Votre enfant ou petit-enfant, votre enfance ou celle rêvée, imaginée, lue, peinte, photographiée... Un objet, un vêtement, une histoire, etc...
le lundi 14 mars (n°20): flacon, bouteille, photophore, fiole, carafe, etc... En peinture, photographie, sculpture, texte, qu'il s'agisse du contenant ou du contenu!
le lundi 21 mars (n°21): FLEURS. Naturelles ou pas, photographies, peintures, tissu, bijoux, poème, senteurs... Qui nous offre des fleurs ce lundi?
le lundi 28 mars (n°22): VAISSELLE. Quotidienne, jetable ou des grands jours. Porcelaine, argenterie, plastique et pratique. Qui est de corvée vaisselle ce lundi?


Un lundi parmi tant d'autres, c'est également chez Zaza et puis chez Arwen, chez Marie-Pierre, chez Ötli, chez Liyah, chez Lucky Sophie, chez Manola, chez Corail, chez MHF, chez 3 sous un parapluie, chez Armelle, chez Hortensia, chez Franny, chez Charles, chez Nane, chez Fashion campagne, chez Fr@mboize, chez Marie, chez Anne, chez Vallisa, chez Maria, chez Acila, chez Christyn, chez Estellecalim, chez Zette, chez Magda, chez Fleur des champs, chez Robert, chez Raquel, chez Val, chez Euréka, chez MamaFunky, chez Les couloirs de mon temps, chez Laetibidule, chez Koxie, chez Chouquette, chez Valou, chez MamanJuju, chez NAd, chez MyrtilleD, chez...

Chez vous?


dimanche 6 février 2011

Liberté en Tunisie

Parce que la Tunisie vit des jours historiques, parce que de notre place, nous n'en prenons probablement pas la mesure (ou mal)... 

Le peuple qui fait la révolution!


Je choisis donc le drapeau tunisien pour symboliser la Liberté.



Quelques photographies de mon passage en Tunisie en 2006.


 Ben Ali s'apprêtait à visiter Tozeur. La ville devait être parée de portraits. Des bus apportaient gratuitement les habitants des villages environnants. Une foule conséquente allait le voir parader.


 Tempête de sable.


 Bateau dans le désert


Traversée du lac salé (Chott el-Djerid)


Voilà Nikit@, ma participation au True Colors: LIBERTÉ.



Je vous souhaite un beau dimanche.

samedi 5 février 2011

Reflets ménagers

Lorsque vous sortez les couverts du lave-vaisselle, sont-ils nets "de chez net" ou bien reste-t-il quelques traces? Parce qu'un lave-vaisselle, normalement, c'est pour ne pas avoir à relaver.... Pffffff On devrait pouvoir admirer son reflet sur le dos de la cuillère à soupe ou la lame du couteau!

Bref, passons les considérations ménagères... Voici mon reflet sur une œuvre de Patrick Doutres que je propose aux weekends reflections


Je vous souhaite un très bon weekend et vous conseille 
de ne pas le passer à astiquer l'argenterie!